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tu dis

tu dis (7)

tu dis : « Le blues, ça t’apprend à te méfier du matin, parce que c’est toujours quand tu te lèves que se révèlent les absences. » tu dis : « Je sais pas si t’as remarqué les dalles qu’ils posent sur leur pelouse, la manie qu’ils ont d’en faire un chemin. » tu dis : « La première fois que j’ai pu traverser un pont les yeux ouverts, je me suis pas dit victoire ou libération ou je ne sais quoi du même acabit : juste que le deuil commençait pour celui qu’était resté à l’autre bout. » tu dis : « C’est souvent dans l’encadrement d’une porte que j’aperçois mes morts. » tu dis : « Quand tu sonnes à une porte, t’a peur de quoi, sinon que ça soit toi qui viennes ouvrir ? »

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