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journée dont tu ne feras rien

se lever, et savoir que tu ne feras rien de ta journée, ou presque, en avoir l’intuition, parce que la certitude ce serait trop, trop pesant, trop vertigineux, pas sà »r que tu puisses supporter pareil horizon vide, c’est se sentir lourd, màªme dans une carcasse fràªle depuis toujours, c’est le sommeil aux épaules, pas tant la tàªte vide, mais ce qui s’y présente (...)

tu dis (27)

tu dis : « On les désigne comment, les vies qu’on n’écrit pas ? » tu dis : « Celui qui feuillette le dictionnaire tout le jour, c’est pas du monde qu’il s’éloigne. » tu dis : « Cette confusion, si souvent, de l’isolement et de l’éloignement. » tu dis : « De l’isolement et de la solitude. » tu dis : « De l’isolement et de la misanthropie. » tu dis : « De l’isolement et de (...)

s’être levé tôt avec l’intention d’écrire

s’être levé tôt avec l’intention d’écrire, avoir devant soi la matinée, s’installer au bureau, ouvrir les fichiers de chantiers en cours, relire, corriger quelques détails, ressentir une insatisfaction sans démêler si elle tient à ce qu’on a lu, à la perception qu’on en a eue, au jugement porté, ou à la fatigue générée par la reprise du travail au lycée, le creusement (...)

carnets de correspondance

28 avril 2012 Six lettres au compteur. Passer par le web pour retrouver traces du passé, réel qui sous-tend le texte, et toute la distance que à§a implique : la part de fiction, volontaire et involontaire, vis à vis de son propre passé, le regard sur qui on a été — jeu étrange de recomposer son passé en prenant pour base les notes prises par Bergounioux, sachant (...)

injonctions (24)

à propos de l’excavateur : élargir la zone de silencene plus se contenter de décapercirconscrire le provisoirele pratiquer dans le plus grand calme ni craindre ni surestimer le chaos sonore généréne plus perdre ton temps aux pépites d’une gangue exploséeplonger à mains nues dans (...)

tu dis (32)

tu dis : « Cet empilement des morts au long d’une vie, comme une poussée... » tu dis : « Tu sais vers quoi. » tu dis : « Qui d’autre que les morts pour s’orienter ? » lire la série dans son intégralité : 1 | 2 | 3

tu dis (25)

tu dis : « Pas pour fuir que je creuse les heures du matin. » tu dis : « Rien à oublier dans la fiction ! » tu dis : « Mais quand màªme renoncer est difficile, il reste quoi d’autre sinon ? » tu dis : « Il faut bien avoir quelques rendez-vous avec soi. » tu dis : « Pas de prix ce truc : seul, s՚assurer qu’encore vivant. » tu dis : « Non, j’en vis pas comme ils (...)

tu dis (26)

tu dis : « Nommer, j’ai cru un temps que c’était possible. » tu dis : « Rien de définitif là -dedans : t’obtiens un peu de précision, et déjà c’est autre chose qu’il faudrait pouvoir discerner. » tu dis : « Rien que du mouvant, à ton image. » tu dis : « Du mouvant, et de l’incertain aussi. » tu dis : « Au moins la tension du dedans aura trouvé de quoi se tourner vers. » (...)

monologue (16)

Dans ces calmes déserts il promène les siens jusqu՚à ce que les premiers ces derniers se ferment et que la tàªte là¢chée retourne à sa vieille place. Beckett, Le Dépeupleur Se poser des questions comme à§a, il faudrait pas. Ferment les yeux sur pas mal de trucs mais... Et tu le sais pourtant ! Que chaque fois la màªme histoire à peu de choses près. La réflexion (...)

tu dis (30)

tu dis : « J’ai ràªvé d’une machine qui dresserait la liste des mots que je n’emploie jamais. » tu dis : « Elle m’apprendrait quoi, cette liste ? » tu dis : « J’écrirais quoi avec ? » tu dis : « Avec à§a, écrire des fictions qui t’embarquent dans le neuf ! » tu dis : « Des fictions où, à les relire, tu ne croises jamais ton visage. » tu dis : « Pas que tu serais resté sur (...)

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