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notes de chevet

journée dont tu ne feras rien

se lever, et savoir que tu ne feras rien de ta journée, ou presque, en avoir l’intuition, parce que la certitude ce serait trop, trop pesant, trop vertigineux, pas sûr que tu puisses supporter pareil horizon vide, c’est se sentir lourd, même dans une carcasse frêle depuis toujours, c’est le sommeil aux épaules, pas tant la tête vide, mais ce qui s’y présente est si décalé d’avec le jour, ces bribes de rêves, ces visages que tu ne croiseras plus, ces journées mortes, c’est une journée sans faire, disponible à ce qui se propose de l’intérieur, c’est se remettre au présent, à son vacillement, c’est espérer prendre forces pour les bascules à venir, et tant pis si tu n’écris rien, les mots reviennent toujours, tandis que les images, leur cheminement — tu en sais si peu là -dessus

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