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notes de chevet

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Articles

entendre les Stones dans le supermarché d’une petite ville

entendre les Stones dans le supermarché d’une petite ville, riff circulaire de Keith Richards et la voix de Jagger qui vient s’y poser, s’étonner de les retrouver dans ce lieu où, entre deux annonces publicitaires, est déversée une musique d’ambiance, se dire que tout se lisse à force de temps et d’habitude, que l’important n’est sans doute pas la musique en (...)

notes de chevet | sommaire

notes de chevet | le projet Découvert les Notes de chevet de Sei Shà´nagon il y a quelques années, lors d’un atelier d’écriture animé par Franà§ois Bon. Goà »t des listes aidant, me propose ici, dans une durée longue, d’accumuler des notes sur le quotidien et d’arpenter l’espace du dedans. extrait de la présentation des Notes de chevet par leur traducteur, André (...)

appel

s’interrompre dans son travail parce que le téléphone sonne, descendre au rez-de-chaussée, avec appréhension, voire pointe d’angoisse — parce que laisser sonner si aucune incertitude ou inquiétude quant aux proches, mais c’est devenu si rare — décrocher et subir un temps de silence ou de brouhaha — le second est préférable, il n’est gros de rien — puis la voix qui (...)

rechercher

rechercher via web la trace d’un ami perdu, n’en trouver qu’une photo, illustration d’un article de presse régionale — il y aurait là le début d’une fiction —, constater qu’il n’a pas changé de bord politique, ni de profession, reconnaître le haut de son visage — la photo est mal cadrée —, se dire qu’il n’a pas tant vieilli, après quelques tentatives se résoudre à (...)

surpris par la pluie sur le chemin du travail

être surpris par la pluie sur le chemin du travail, pédaler sous l’averse et sentir le jean qui se colle aux cuisses — humidité d’abord, le froid viendra après, une fois arrivé — la pluie qui coule sur le front et tombe dans les yeux — les flaques dans les creux du bitume, la projection d’eau sale des voitures et des bus — la démangeaison du cuir chevelu, faute (...)

regarder un dessin avec son fils

regarder avec son fils, dans le sous-sol de la maison natale, un dessin fait par son grand-père, au même âge que lui à peu près, quand adolescent il prenait des cours avec le vague projet, ou le désir réprimé, ou impossible — on sait si peu parfois de ceux qui vous ont transmis la vie —, en tout cas jamais réalisé, de devenir dessinateur industriel, identifier (...)

traces de l’âge

se rendre à un repas de famille, y constater que les traces de l’âge ne sont pas que taie sur l’œil — ça, on sait réparer —, mais aussi fixité, façon de ne rien voir, menton qui tombe le regard aux genoux, et le silence qui va avec, visage inexpressif, vague tristesse à première vue, mais lisse conviendrait mieux, et distance, désormais impossible d’atteindre — (...)

feuilleter

feuilleter un ouvrage, dans un moment d’ennui, de fatigue, ou d’incertitude, d’hésitation, lire un passage, le reconnaître, en chercher un autre qui revient en mémoire à l’état de traces, incertain, comme une impression, le retrouver, ou pas, ne pas s’obstiner à le chercher, accepter le hasard, ne croire ici à aucune forme de divination, mais au simple rebond, au (...)

parcourir une rue récurrente dans tes rêves

parcourir une rue récurrente dans tes rêves, à la pente raide — ta ville natale est constituée d’un plateau, puis des coteaux qui dégringolent jusqu’à la rivière qui passe au milieu

en quittant le travail

apercevoir, en quittant le travail, ou depuis l’une des fenêtres du lycée, l’employé municipal et son gilet fluo, circulant tant bien que mal entre les élèves amassés là , contournant les épaules, de tout son corps s’excusant d’être là , un sac plastique transparent d’une main, de l’autre attrapant avec une pince à long manche canettes, bouteilles, paquets de chips, (...)

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