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notes de chevet

Cette catégorie contient 43 billets

parcourir une rue récurrente dans tes rêves

parcourir une rue récurrente dans tes rêves, à la pente raide — ta ville natale est constituée d’un plateau, puis des coteaux qui dégringolent jusqu’à la rivière qui passe au milieu (Lire la suite…)

notes de chevet | listes

mise(s) à jour (pour ne pas avoir à tout relire) ; à intégrer aux listes dans quelques jours choses qui laissent perplexes un samedi, beaux jours revenus, à quelques centaines de mètres d’intervalle, apercevoir dans son quartier deux hommes en bottes en caoutchouc, arrosant chacun leur muret à l’aide d’un petit Kà¤rcher les Bouddha qui trà´nent dans les jardins (...) (Lire la suite…)

regarder les traces des avions dans le ciel

regarder les traces des avions dans le ciel, lignes parallèles ou qui divergent, être renvoyé à son immobilité derrière la vitre du bureau, rêver de voyages, penser à des écritures ou des dessins, savoir la désagrégation progressive de ces lignes nettes qui bientôt s’étalent informes puis disparaissent, penser le ciel est une ardoise magique, comme celles qu’on (...) (Lire la suite…)

apercevoir deux poupées sur une poubelle

apercevoir sur le trottoir, posé en évidence sur le dessus d’une poubelle, un carton avec dedans deux poupées à grosses tàªtes rondes (Lire la suite…)

se rendre dans un restaurant depuis longtemps fréquenté

se rendre dans un restaurant depuis longtemps fréquenté, près de vingt ans, dans ce quartier où s’est nouée la rencontre de celle avec qui depuis tu partages ta vie — chaque fois passer devant l’ancien appartement, ses volets gris, clos — depuis combien de temps as-tu cessé de jeter un œil au nom sur la sonnette ? —, ce lieu dans lequel tu ràªves encore d’entrer, (...) (Lire la suite…)

assis sur le siège passager, rouler la nuit sur l’autoroute

assis sur le siège passager, rouler la nuit sur l’autoroute, emporté de temps en temps par le sommeil, flashs d’une minute d’après l’horloge, ouvrir les yeux sur l’espace éclairé par les phares, structuré de lignes blanches, tout paraît soudain si net que ressentir un apaisement, parce que la solitude, le dessin lisible sans effort du monde autour, avoir (...) (Lire la suite…)

regarder un dessin avec son fils

regarder avec son fils, dans le sous-sol de la maison natale, un dessin fait par son grand-père, au màªme à¢ge que lui à peu près, quand adolescent il prenait des cours avec le vague projet, ou le désir réprimé, ou impossible — on sait si peu parfois de ceux qui vous ont transmis la vie —, en tout cas jamais réalisé, de devenir dessinateur industriel, identifier (...) (Lire la suite…)

se rendre dans le magasin d’une coopérative agricole

se rendre dans le magasin d’une coopérative agricole en quête de bois d’allumage pour la cheminée, chercher au petit bonheur, passer par le rayon des aliments pour volailles, sacs de cinquante kilos posés sur palettes, retrouver l’odeur des granulés à lapins, la même que gosse, quand soulever le couvercle métal d’une lessiveuse et plonger une vieille boîte de (...) (Lire la suite…)

entendre les Stones dans le supermarché d’une petite ville

entendre les Stones dans le supermarché d’une petite ville, riff circulaire de Keith Richards et la voix de Jagger qui vient s’y poser, s’étonner de les retrouver dans ce lieu où, entre deux annonces publicitaires, est déversée une musique d’ambiance, se dire que tout se lisse à force de temps et d’habitude, que l’important n’est sans doute pas la musique en (...) (Lire la suite…)

se réveiller avec le souvenir du mort qui a visité ta nuit

se réveiller avec le souvenir du mort qui a visité ta nuit, constater à cette occasion que ce n’est que dans tes rêves que tu parviens à retrouver le visage de ton père, ou dans le souvenir d’une photo que tu avais prise de lui, la seule fois où vous êtes partis ensemble en vacances — il devait avoir à peu près l’âge que tu as maintenant et souriais en prenant la (...) (Lire la suite…)