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c’est

c’est (42)

c’est, depuis la fenàªtre de la salle, regarder l’employé municipal, pantalon bleu gilet orange fluo, comment il navigue entre les gosses assis devant le bahut, saisit de sa pince les bouteilles vides, emballages de gà¢teaux, de chips, rempli son sac poubelle transparent, c’est le rire de certains, c’est des paires de baskets colorées, c’est ceux qu’il faut convaincre de remettre les compteurs à zéro, le leur dire, et sans détours, que c’est aussi pour eux ce qui se passe sur les pages des bouquins, qu’à eux tout autant chacun des mots de la langue, chaque construction, qu’y renoncer c’est s’avouer vaincu, laisser le champ libre à ceux qui nés avec les mots et le pouvoir, se laisser briser par leurs paroles, c’est se sentir incongru, devoir admettre que la colère n’a pas toujours prise sur le renoncement et la passivité

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