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tu dis (11)

tu dis : « De quoi j’ai peur, comme ça tout de suite je dirais de rien, mais peut-être parce que j’ai jamais trop pris le temps d’y penser... » tu dis : « Le gars qui cherche, de l’or ou n’importe quoi, mais que toute sa vie c’est chercher, il devient quoi une fois trouvé le filon ?... » tu dis : « Tu t’es déjà (...)

tu dis (16)

tu dis : « Celui qui jongle, il fait quoi de ses mains une fois qu’il a fini ? » tu dis : « Il reste quoi dans le souvenir du jongleur, sinon toute l’attention entrée dans son corps ? » tu dis : « Jongler avec les mots ? Si et seulement si des trajectoires neuves. » tu dis : « Du poème au tour de passe passe il n’y avait qu’un (...)

tu dis (8)

tu dis : « Quand je marchais dans la ville la nuit, je savais pas que c’était dans le silence que j’avançais. » tu dis : « C’était rassurant de suivre le fleuve, lui emprunter sa direction. » tu dis : « Quand tu marches à deux dans la nuit, le moment où sans rien convenir on finit par se taire... » tu dis : « Leurs lignes noyées dans (...)

c’est (24)

c’est tà¢cher de faire un peu de place à la littérature, son questionnement, ne pas se décourager à voir la place qu’elle tient dans les vies qu’on croise, c’est souvent voir les visages se figer dubitatifs devant les textes, la faà§on qu’ont certains de les regarder de biais, ne jamais se placer en face, peut-àªtre dans la (...)

je n’aurais jamais cru ça possible

Je n’aurais jamais cru ça possible : que le taxi dans lequel vous êtes monté subisse une crevaison. Ni ce qui a suivi d’ailleurs. J’ai préféré rentrer à pieds malgré la proposition du chauffeur d’appeler un de ses collègues. Marcher me ferait du bien après toutes ces heures de train. Et puis je n’étais pas chargé. Juste mon (...)

tu dis (3)

tu dis : « J’ai appris à me méfier de tout, même des promesses du matin. » tu dis : « Ce ne sont pas les jours sans qui me font peur, ni le silence qui les accompagne, mais ce qu’ils permettent, la possibilité alors de percevoir ces bruissements indistincts, incertains, et me demander : gros de quoi ? » tu dis : « C’est un étoilement (...)

tu dis

tu dis : « Donnez-moi n’importe quelle phrase, que je la garde en tête, la triture, la malaxe et qu’il n’en reste rien ou presque : quelques gouttes de sens séché en croûte. » tu dis : « J’ai tenté d’appliquer des mots sur mes plaies, couche à couche, patiemment, mais c’était pure confusion : panser c’est aussi (...)

c’est (11)

c’est le paquet de copies en évidence sur le bureau, repousser l’échéance, finir par s’y mettre, c’est rarement jouir de s’en àªtre débarrassé, soulagement du pensum accompli, parce que tout le boulot encore à accomplir avec la classe, l’impression de ne pas avancer, vertige des écarts si grands d’un mà´me (...)

c’est (34)

c’est les dernières heures de cours de l’année, les rangs clairsemés, se demander ce qui les pousse à revenir, l’impression que libérés de la masse du groupe on pourrait faire mieux, faire plus, c’est les dossiers à remplir dans l’espoir qu’un projet soit financé, l’expression intervenant extérieur — les (...)

tu n’habitais pas la ville 1/13

tu n’habitais pas la ville

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