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introspection

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nuit

rien d ?autre que la traversée d ?une nuit des parois que l ?on cherche requàªte à tà¢tons craquements du parquet le transistor dans la chambre à cà´té longuement moto qui accélère rapports qui s ?étagent puis glissando pour quelle sortie descendre l ?escalier marche à marche une main effleure le mur et si l ?on dormait encore basculait là chair d ?un (...)

une part de soi

c’est d’une chambre qu’il faut démarrer, de l’espace clos où se retirer mais aussi se construire : cabinet de lecture, cabinet d’écoute, lieu de retrait (désormais c’est le bureau qui permet le seul) d’un mercredi matin, temps de latence parce que seulement l’après-midi qu’à vélo ou 102 Peugeot (...)

sun’s gonna shine

sun’s gonna in my back door someday à‡a fait peu en guise d’espoir de dépendre du temps qu’il fait. Certes métaphore. Mais ce poids de l’attente, cette forme de renoncement, cette humilité de qui sait qu’il n’y a pas grand chose à attendre de l’avenir, a intégré au plus intime que modestie s’impose, (...)

tu dis (7)

tu dis : « Le blues, ça t’apprend à te méfier du matin, parce que c’est toujours quand tu te lèves que se révèlent les absences. » tu dis : « Je sais pas si t’as remarqué les dalles qu’ils posent sur leur pelouse, la manie qu’ils ont d’en faire un chemin. » tu dis : « La première fois que j’ai pu traverser un (...)

lentement m’extraire

sécurité écrit sur son dos, lettres blanches sur le tissu noir du blouson, matière synthétique ; le gars boit un café, son voisin, verre de rosé entamé s’adresse à lui, pendant dix ans il a fait de la sécurité lui aussi, et d’évoquer les jours de neige où personne ne fait les rondes, passer juste avant l’ouverture, mais ne pas rouler (...)

constater, en rangeant mes paquets de graines

constater, en rangeant mes paquets de graines, qu’un bon nombre ont dépassé leur date de péremption, avoir du mal à les jeter, parce que le sentiment de tenir entre ses mains de la vie qui ne demande qu’à , s’en vouloir d’une réaction aussi idiote, puisque savoir depuis longtemps que les graines périmées ne poussent pas, (...)

tu dis (10)

tu dis : « On croit en avoir fini avec le dehors et il suffit d’un jour de pluie... » tu dis : « Pas tellement que la pluie me gêne assis devant l’écran du bureau, mais qu’elle dure : une telle affirmation dans la dilution grise. » tu dis : « La pluie parfois redouble, comme l’angoisse... » tu dis : « Pas que l’angoisse (...)

dire quoi

dire quoi, quand sà »r de rien ; quand il suffit d’ouvrir un tiroir, en tirer quelques enveloppes et voir le monde se dérober sous vos yeux, tout rongé de sa découverte, bouffé du dedans par une dizaine de mots pas plus ; peut-àªtre màªme moins suffisent parfois ; alors, les élucubrations, les numéros d’équilibriste avec les mots ou les (...)

trappes nocturnes

comment s’engagent les jours ; matin lumineux ne suffit pas toujours ; n’accuser ni le métronome dans la pièce à cà´té, ni les phrasés du piano qui se répètent, ni màªme le camion sur le trottoir d’en face et ronronnement de la laine de roche qu’on propulse jusque sous la toiture ; bande son d’un matin qui patine, (...)

toujours alerté, alertant

Ce monde que le soleil et le vent projetaient dans la chambre, trop vif, trop remué, trop violent, l’oppressait : sa présence était presque indiscrète — de nouveau une impatience, une hà¢te pure et sans contenu qu’il connaissait trop le prenait à la gorge. Comme si, sans qu’il eà »t rien à y faire, quelque chose l’eà »t (...)

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