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introspection

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tu n’habitais pas la ville 6/13

19|02|18

journal vidéo du 19 février

soucoupe

ce qui s’imagine autour, est-ce qu’on en prend impact, on dit que c’est dans l’air du temps, alors soi, quand on y entre au temps, on en reà§oit quoi, c’est seulement après qu’on fait le tri, en attendant on baigne, dans la langue comme dans l’imaginaire, dans l’imaginaire par la langue, et dans la langue par l’imaginaire, c’est seulement après qu’on déc(h)ante (...)

venus d’où ?

Personne pour en faire la remarque — jamais simple, à§a se comprend — et pourtant bien certain qu’ils sont là , et qu’impossible de ne pas les apercevoir chaque fois que je desserre un peu les lèvres, de ne pas les entendre qui s’entrechoquent, que je garde le silence ou pire que j’essaie de parler, ils sont là qui glissent au milieu des mots, pour à§a que faire (...)

ne pas t’encombrer

ne pas t՚encombrer, tu n՚en savais pas plus, seuls mots entendus, seuls mots retenus dans l’indécis du ràªve, tu t՚imaginais déjà table rase évacuer la gàªne, d՚un revers de main qu՚objets et paperasses glissent au sol, et tans pis pour la casse, c՚était simple, brut, définitif, ce qui te semblait du moins, mais tu as su depuis quelle trappe au creux du verbe — tu n՚as (...)

tu dis (9)

tu dis : « J’aime les villes de bord de mer : pour n’avoir qu’à longer... » tu dis : « Les matins de brume surtout, monde sans limites ni contours. » tu dis : « Le pier comme un tunnel sonore, pulsations de basses, cliquetis des pièces, stridences compressées des jeux électroniques, détonations, moteurs en sur-régime, mais l’horizon... » tu dis : « J’aime ne plus (...)

dire quoi

dire quoi, quand sà »r de rien ; quand il suffit d’ouvrir un tiroir, en tirer quelques enveloppes et voir le monde se dérober sous vos yeux, tout rongé de sa découverte, bouffé du dedans par une dizaine de mots pas plus ; peut-àªtre màªme moins suffisent parfois ; alors, les élucubrations, les numéros d’équilibriste avec les mots ou les (...)

serpent

sans qu’on n’en sache rien, tous les mots qui se tissent sur nos vies, comme lianes comme lierre s’y agrippent, accrochent, parfois peut-être comme pour les murs laissent traces quand on les arrachent, ou soulèvent des pierres, endommagent, parfois peut—être comme pour les arbres, affaiblissent sans qu’on n’en sache rien, toutes ces fictions qu’on croise, se (...)

bascule

tu répétais bascule, mais craignais tant que trappe qui s՚ouvre sous corps qui pend

Je ne sais pas le lieu de ma colère.

Je ne sais pas le lieu de ma colère. Là où elle s’ancre. Où elle pourrait éclater, prendre forme. Informe, ma colère est une nappe. Une marée noire. Stagne dans son maillage serré. Ma colère est poids qui renonce à jaillir. Ma colère ne s’use pas avec le temps, elle ne fait que s’enfoncer davantage. Ma colère que j’imagine comme une impasse. J’ai appris à l’imaginer (...)

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