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introspection

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Articles

tête monde

des textes brefs mis en voix, aux frontières de la fiction et l’introspection

désenfouir

Mais à quoi bon écrire si ce n’est pour désenfouir des choses, màªme une seule, irréductible à des explications de toutes sortes, psychologiques, sociologiques, une chose qui ne soit pas le résultat d’une idée préconà§ue ni d’une démonstration, mais du récit et qui puisse aider à comprendre — à supporter — ce qui arrive et (...)

Diptyque n°2

Participation au second numéro de la revue Dyptyque animée par Florence Noà« l. Thème proposé : la part de l’ombre. ombre portée tu la connais cette silhouette au sol, ce qui en elle de contour et d ?incertain tu sais en elle la part du sombre, ce qui l ?emplit et la sature, ce qui de toi dégorge et l ?encre, ce qui du débord, ce qui du (...)

Je ne sais pas le lieu de ma colère.

Je ne sais pas le lieu de ma colère. Là où elle s’ancre. Où elle pourrait éclater, prendre forme. Informe, ma colère est une nappe. Une marée noire. Stagne dans son maillage serré. Ma colère est poids qui renonce à jaillir. Ma colère ne s’use pas avec le temps, elle ne fait que s’enfoncer davantage. Ma colère que j’imagine comme (...)

l’un des premiers textes qu’on t’ait donné à lire

l’un des premiers textes qu’on t’ait donné à lire, à recopier aussi, lettre à lettre, qu’importe si le sens t’en échappait, il était question de broussailles, de moutons qu’on carde et d’un peigne, histoire obscure, histoire passée, à peine une histoire, porte entrouverte au passé, c’était un passage, une (...)

trappes nocturnes

comment s’engagent les jours ; matin lumineux ne suffit pas toujours ; n’accuser ni le métronome dans la pièce à cà´té, ni les phrasés du piano qui se répètent, ni màªme le camion sur le trottoir d’en face et ronronnement de la laine de roche qu’on propulse jusque sous la toiture ; bande son d’un matin qui patine, (...)

s’arracher la tàªte

s ?arracher la tàªte, qu ?il disait, mais c ?est décaper la carcasse qu ?il aurait fallu

tu dis (5)

tu dis : « J’ai appris à aimer la fatigue : sans elle, jamais rien su de l’étoilement des jours, que ça reste possible... » tu dis : « Via la fatigue aussi, la fragmentation des êtres et des jours. » tu dis : « En faire quoi de la matière autour des fragments ?... du remplissage, rien que de la bourre pour donner l’illusion du (...)

ne pas t’encombrer

ne pas t ?encombrer, tu n ?en savais pas plus, seuls mots entendus, seuls mots retenus dans l’indécis du ràªve, tu t ?imaginais déjà table rase évacuer la gàªne, d ?un revers de main qu ?objets et paperasses glissent au sol, et tans pis pour la casse, c ?était simple, brut, définitif, ce qui te semblait du moins, mais tu as su depuis quelle trappe (...)

tu dis (9)

tu dis : « J’aime les villes de bord de mer : pour n’avoir qu’à longer... » tu dis : « Les matins de brume surtout, monde sans limites ni contours. » tu dis : « Le pier comme un tunnel sonore, pulsations de basses, cliquetis des pièces, stridences compressées des jeux électroniques, détonations, moteurs en sur-régime, mais (...)

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