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introspection

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premier trajet dans la ville

La photo Street View date de juin 2015 : une façade aux volets clos – dessus, un tag que je ne sais pas déchiffrer. Murs décrépis d’un blanc sali. Apprendre quoi de cette bâtisse, masse austère toute d’angles droits ? Un bloc de passé. Zoom. Des noms de médecins figurent encore sur un panneau. Google m’indique que la clinique Saint-Luc (...)

désenfouir

Mais à quoi bon écrire si ce n’est pour désenfouir des choses, màªme une seule, irréductible à des explications de toutes sortes, psychologiques, sociologiques, une chose qui ne soit pas le résultat d’une idée préconà§ue ni d’une démonstration, mais du récit et qui puisse aider à comprendre — à supporter — ce qui arrive et (...)

tu n’habitais pas la ville 7/13

tu ne l’habitais pas, la recouvrais seulement de ta vacance

tu dis (5)

tu dis : « J’ai appris à aimer la fatigue : sans elle, jamais rien su de l’étoilement des jours, que ça reste possible... » tu dis : « Via la fatigue aussi, la fragmentation des êtres et des jours. » tu dis : « En faire quoi de la matière autour des fragments ?... du remplissage, rien que de la bourre pour donner l’illusion du (...)

trappes nocturnes

comment s’engagent les jours ; matin lumineux ne suffit pas toujours ; n’accuser ni le métronome dans la pièce à cà´té, ni les phrasés du piano qui se répètent, ni màªme le camion sur le trottoir d’en face et ronronnement de la laine de roche qu’on propulse jusque sous la toiture ; bande son d’un matin qui patine, (...)

serpent

sans qu’on n’en sache rien, tous les mots qui se tissent sur nos vies, comme lianes comme lierre s’y agrippent, accrochent, parfois peut-être comme pour les murs laissent traces quand on les arrachent, ou soulèvent des pierres, endommagent, parfois peut—être comme pour les arbres, affaiblissent sans qu’on n’en sache (...)

montagne

à peine né et déjà la télé déversait ces images de lieux où tu n’irais que bien plus tard, donnais comme modèles des pratiques qui te resteraient étrangères, parce que cette façon d’envisager le corps comme voué à l’activité sportive, le temps au loisir et au dépaysement, était hors des représentations de ceux parmi lesquels être né et (...)

garages

Bourges, 9 Rue Honoré de Balzac

je connais des maisons

je connais des maisons debout comme des miroirs, arbustes ensauvagés de ronces, lierre qui grimpe jusqu’au toit, fenêtres aux volets pas même clos et rideaux qui grisaillent

vers le fantastique | proposition 1, les peurs

François Bon propose un atelier d’été, vers le fantastique, visant la réalisation d’un livre collectif. Proposition 1, travailler sur ses peurs, en un seul paragraphe formant bloc. Façon pour moi de creuser et développer les deux principales séries en chantier aujourd’hui sur le site, Lovecraft Generator d’une part, pour le (...)

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