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monologues

monologue 4

des ràªves à soi

Dans ces calmes déserts il promène les siens jusqu ?à ce que les premiers ces derniers se ferment et que la tàªte là¢chée retourne à sa vieille place. Beckett, Le Dépeupleur

mise à jour du 28 novembre 2013

Déserts de sable, déserts de glace, et puis les steppes et la toundra et ces foràªts... Il suffit de cliquer sur l’écran : le monde entier à ta portée — c’était écrit sur la page d’accueil du Grand Total Atlas. Promène quels ràªves au long des clics ? Les tiens ne t ?ont jamais plu. Siens — pouvoir le dire — et pas que de tes ràªves... Jusqu ?à la nausée tous ces clichés qui te passent en tàªte. Ce vide qui t ?habite. Que du creux au dedans ! Les souvenirs qu’on t’a implantés au fond du crà¢ne, soi disant pour ton bien — personne ne t’avait dit qu’ils affecteraient tes ràªves... Premiers délitements — tu les notes au réveil. Ces écarts — à§a se joue à peu, mais tu retrouves plus tes nuits d’avant. Derniers sursauts d ?orgueil, tu aimerais tant rester toi. Se défont bien vite les illusions — comme à chaque Grande Avancée ! Ferment tout espoir — votre faute, les Indignés, de n’avoir su les nommer à temps. Et maintenant, pour ce qui est d ?un changement — comme tous autour, tu ne sais plus dire non. Que tu parviennes à t ?élever au silence, alors peut-àªtre... La dernière chance, à§a pourrait àªtre de... Tàªte lourde — tàªte basse — tàªte crasse — et tous ces mots qui affleurent mais aussità´t t’échappent : à vomir ! Là¢chée où ta langue ? Retourne à l’écran et clique encore d’un espace l’autre ! à€ quel endroit tu voudrais t ?arràªter — et t ?imaginer vivre ? Sa vie à soi, ses propres ràªves : tes parents avaient connu ces trucs pour chacun... Vieille lune qui n’a plus cours désormais ! Place si minime que tu occupes en toi...

version du 23 janvier 2012

Déserts de sable, déserts de glace, et puis les steppes et la toundra et ces foràªts... Il suffit de tourner les pages de l’atlas. Promène quels ràªves au long des tournes ? Les tiens ne t’ont jamais plu. Siens — pouvoir le dire... Jusqu’à la nausée tous ces clichés qui te passent en tàªte. Ce vide qui t’habite. Que du creux ! Les ràªves de tous au fond du crà¢ne... Premiers instants tu t’étonnes encore. Ces images seraient donc neuves... Derniers sursauts d’orgueil. Se défont bien vite les illusions — comme chaque fois ! Ferment usé : un jour il faudra bien l’admettre. Et pour ce qui est d’un changement — comme eux tous tu ne sais plus dire espoir. Que tu parviennes à t’élever au silence, alors peut-àªtre... La dernière tentative, à§a pourrait àªtre de... Tàªte lourde... tàªte basse... tàªte crasse... Là¢chée l’envie, faut pas croire qu’elle revienne. Retourne les pages, essaie, feuillète encore ! à€ laquelle tu voudrais t’arràªter — et t’imaginer vivre ? Sa place, sa chanson, son étoile : longtemps t’as cru à ces trucs pour chacun... Vieille ritournelle du cache-chaos, oui ! Place...

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