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morts

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Articles

sous une toile de tente

s’endormir sous une toile de tente, entendre les voix de ceux qu’on a croisés au cours de la journée allant aux sanitaires — esquisse de vie collective, illusion de, comme bêtes rassemblées au point d’eau, guère plus d’échanges, mots consacrés, phrases qui n’engagent à rien, et souvent incitent à ne pas poursuivre (...)

ton trajet à vélo pour le collège

ton trajet à vélo pour le collège... dans la DS du tonton jusqu ?à l ?école primaire... fly... easy cash... motel etap... ta grand-mère disait le grand pré... faux plat s ?accentuait au bout... là où commenà§ait la casse... pas de mur béton à l ?époque... simple grillage... entassements de carcasses... chiens loups qui gueulaient au bout de leurs (...)

monologue 3

monologue 3 mis à jour

extrait blog 2008

extrait du blog tenu précédemment, daté du 15 février 2008 ; temps nécessaire avant de passer à l’écriture fiction, écriture de l’intime plutà´t qu’auto quoi que ce soit, résonance plus que les faits, ce qui d’eux s’induit en dedans, et ces pans de soi qu’on laisserait à l’abandon sans l’écriture ; pas (...)

chien noir #2

Le lendemain, près de la pointe du Van, il était encore là avec son chien. Pas à nous suivre, cette fois. Mais en surplomb, tout au long de la ballade. En bas, des gars tentaient de faire du surf dans les rouleaux de la baie des trépassés. Peut-être pas pour nous qu’il était là (...)

ne restait pas lourd une fois les paupières closes

ne restait pas lourd une fois les paupières closes... ces papiers qu ?il avait fallu trier avec ta mère... banque administrations assurances... ton père qui s ?occupait de tout à§a... deux étagères dans l ?armoire de leur chambre... chemises cartonnées... étiquettes autocollantes... les màªmes que sur tes bouquins d ?école gamin... son écriture (...)

croisé personne depuis Trézins...

croisé personne depuis Trézins... désert !... le seul jour où l ?oncle fermait sa station... 364 jours par an... de cinq heures du matin à neuf heures du soir... c ?était possible une vie comme à§a... planté au bord de la nationale... sa mère qui l ?avait montée la station... ces photos dans un cadre dans la chambre de tes parents... portefeuille de ton (...)

monde qui s’écroule

monde qui s ?écroule... la station qu ?il avait fallu louer... et finir par la vendre... maison avec... pas tenu le choc bien longtemps... assise dans la salle à mange chez tes parents... une chaise près de la fenàªtre... parce que la prise de courant pour sa chaufferette... la lui brancher... pieds pantoufles qu ?elle logeait dedans... y passait ses (...)

on t’avait tenu loin des morts

on t ?avait tenu loin des morts... n ?empàªchait pas de les porter en dedans... bien au contraire... naviguaient lestes à l ?intérieur... longtemps que tu n’avais plus mis les pieds au cimetière... presque voisins, à quelques allées près... quelques années... tes parents t ?emmenaient gamin... nettoyage de la Toussaint... un seau une brosse et (...)

et pourtant t’extraire du silence

et pourtant t ?extraire du silence... et dresser rempart à la cacophonie des morts... trop de voix qu ?il te faut porter... leur présence dans tes ràªves... rarement leurs visages... mais ces phrases échangées... là que peu à peu se comblait le vide... et se creusait l ?absence... à coups de non-dits qui prenaient corps dans la nuit... ton père (...)

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