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les nuées viennent du nord

les nuées viennent du nord - un gars à la radio parle de Jérà´me Lindon et qu’ils se déconnectent d’Internet quand il écrit, évoque l’immédiateté et que sans garde fous, il n’ose pas dire garde fou, étrangement dit garde corps, qu’écrire en délai bref c’est comme écrire pour un journal - grogner dans la demi sieste que Balzac et d’autres ! - il ajoute que l’écriture est (...)

nuages

Et si c’était à§a sur la page, choper les nuages qui passent, masses mouvantes, lumières qui alternent, un dire au gré du vent, flux au dessus d’antennes aveugles, paraboles immobiles.

pluie

tout flou dehors, flou de pluie se tenir au dedans, ce n’est pas au chaud, c’est retrait, c’est attente ; pantalon mouillé de pluie, pluie qui bat au rythme des coups de pédale, cuisse mollets genoux, flaques, arbres qui protègent, d’où vient le vent, bruit glissé des voitures sur le bitume mouillé, le silence qu’il faudrait pour percevoir le chuintement de tes (...)

magnolia

Douze ans que je l’aurai cà´toyé le magnolia des voisins d’en face. Pas grand chose ce qu’il en reste. Tas de bois pour la cheminée. Un peu de sciure. Dommage ! Un des rares trucs gais dans la rue, le magnolia en fleurs. Un peu d’exotisme, de vie dans l’alignement de l’identique. C’est donc comme à§a qu’il faudrait écrire désormais, fenàªtre donnant sur la terre (...)

masses grises

masses grises - peu écrire - envie de lumière, besoin - envie que le soleil pénètre mon sang et désopile ma cervelle (Claudel, Connaissances de l’Est, « Heures dans le jardin ») - image prégnante depuis quelque temps : quand aller au bord de la Vivonne, arrivée à Chateaudun, base aérienne semi désaffectée, un rond-point, la prison derrière ses barbelés - quand pris (...)

04. scènes de la vie privée

Or, à la nuit tombante, un jeune homme passant devant l’obscure boutique du Chat-qui-pelote, y était resté un moment en contemplation à l’aspect d’une scène qui aurait arràªté tous les peintres du monde. Le magasin n’étant pas encore éclairé, formait un plan entièrement noir, au fond duquel se voyait la salle à manger du marchand. Sur la table ronde une lampe astrale (...)

l’ombre d’une branche d’amandier

contempler, un jour de grand soleil, fenêtre de la chambre ouverte, mais rideau tiré, regarder l’ombre d’une branche de l’amandier, ombre portée dans les plis du rideau rouge, mouvements simultanés de la branche et du tissu, de l’ombre et de son support, feuilles qui s’incurvent légèrement comme celles du pêcher, rondeur oblongue des fruits, lignes de la branche — (...)