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morts

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si peu de lettres

si peu de lettres... inutiles quand on peut se voir... dans l ?éloignement que se niche l ?écriture... une vie de peu de rayon... si ce n ?est le service de ton père en Allemagne... jamais su ce qu ?étaient devenues ses lettres... auraient pu t ?aider à comprendre... combler un peu du silence... bien capable de les avoir détruites après la mort de ses (...)

extrait blog 2008

extrait du blog tenu précédemment, daté du 15 février 2008 ; temps nécessaire avant de passer à l’écriture fiction, écriture de l’intime plutà´t qu’auto quoi que ce soit, résonance plus que les faits, ce qui d’eux s’induit en dedans, et ces pans de soi qu’on laisserait à l’abandon sans l’écriture ; pas (...)

vases communicants / Guillaume Vissac

Vases communicants avec Guillaume Vissac dont on peut suivre les différents chantiers d’écriture sur son site Fuir est une pulsion, notamment son Ulysse par jour, traduit, trahi ou piraté, jour après jour, phrase après phrase. Lire également Accident de personne, Livre des peurs primaires et Qu’est-ce qu’un logement ? chez publie.net (...)

un boulot comme un autre

Après tout, c’est un boulot comme un autre. Même si, au début, tout le monde s’est un peu foutu de ma gueule. Gardien de cimetière, ou celui qui prépare les morts, je suis sûr que les gens osent pas les charrier. Mais quand je raconte comment je pars tous les matins avec ma camionnette, mes arrosoirs, mes seaux, mes éponges, mes brosses, mes (...)

chien noir #2

Le lendemain, près de la pointe du Van, il était encore là avec son chien. Pas à nous suivre, cette fois. Mais en surplomb, tout au long de la ballade. En bas, des gars tentaient de faire du surf dans les rouleaux de la baie des trépassés. Peut-être pas pour nous qu’il était là (...)

croisé personne depuis Trézins...

croisé personne depuis Trézins... désert !... le seul jour où l ?oncle fermait sa station... 364 jours par an... de cinq heures du matin à neuf heures du soir... c ?était possible une vie comme à§a... planté au bord de la nationale... sa mère qui l ?avait montée la station... ces photos dans un cadre dans la chambre de tes parents... portefeuille de ton (...)

aviez droit à la salle à manger

aviez droit à la salle à manger ce jour-là ... vivaient toujours dans la cuisine le reste de l ?année... à cause de le porte-fenàªtre qui donnait sur la piste... par là que le tonton bondissait jusqu ?aux distributeurs... hors de question qu ?il attende, le client... vite fait bien fait sinon qu ?il filait voir la concurrence... quatre cinq stations à (...)

on t’avait tenu loin des morts

on t ?avait tenu loin des morts... n ?empàªchait pas de les porter en dedans... bien au contraire... naviguaient lestes à l ?intérieur... longtemps que tu n’avais plus mis les pieds au cimetière... presque voisins, à quelques allées près... quelques années... tes parents t ?emmenaient gamin... nettoyage de la Toussaint... un seau une brosse et (...)

ne restait pas lourd une fois les paupières closes

ne restait pas lourd une fois les paupières closes... ces papiers qu ?il avait fallu trier avec ta mère... banque administrations assurances... ton père qui s ?occupait de tout à§a... deux étagères dans l ?armoire de leur chambre... chemises cartonnées... étiquettes autocollantes... les màªmes que sur tes bouquins d ?école gamin... son écriture (...)

et pourtant t’extraire du silence

et pourtant t ?extraire du silence... et dresser rempart à la cacophonie des morts... trop de voix qu ?il te faut porter... leur présence dans tes ràªves... rarement leurs visages... mais ces phrases échangées... là que peu à peu se comblait le vide... et se creusait l ?absence... à coups de non-dits qui prenaient corps dans la nuit... ton père (...)

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