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morts

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au bord du chemin

Nous aussi, on pourrait nous laisser comme à§a. Discrets, tout enveloppés d’herbes. En file au long du chemin, pas moins seuls qu’au cimetière et tout aussi silencieux. On regarderait ceux qui marchent encore. On écouterait. Pas tant leurs mots. On a tellement passé de temps avec, s’en est tellement encombré. Le bruit de leurs pas plutà´t, de leur souffle quand (...)

ce grand renoncement

Ce qui avait commencé pour elle — plus tà´t seulement que cela n’arrive d’habitude — c’est ce grand renoncement de la vieillesse qui se prépare à la mort, s’enveloppe dans sa chrysalide, et qu’on peut observer, à la fin des vies qui se prolongent tard, màªme entre les anciens amants qui se sont le plus aimés, entre les unis par les liens les plus spirituels et qui à (...)

tu dis (32)

tu dis : « Cet empilement des morts au long d’une vie, comme une poussée... » tu dis : « Tu sais vers quoi. » tu dis : « Qui d’autre que les morts pour s’orienter ? » lire la série dans son intégralité : 1 | 2 | 3

je suis mort

Trouvé ça en cherchant un nom pour un personnage ultra secondaire du prochain polar : Il existe donc un Top 10 des morts. Et ces proximités. Un jour, peut-être, tous nos visages, pas que ceux des qui chantent ou prophétisent, tous. Peut-être qu’il existerait aussi un Top 10 pour gens ordinaires. Et imaginer les familles acheter des clics pour remonter dans (...)

bien embarrassé de le dire

Quelle vue magnifique ! c’est donc ici que la Transfiguration de Raphaël a été admirée pendant deux siècles et demi. Quelle différence avec la triste galerie de marbre gris où elle est enterrée aujourd’hui au fond du Vatican ! Ainsi pendant deux-cent-cinquante ans ce chef d՚œuvre a été ici, deux-cent-cinquante ans !... Ah ! dans trois mois j’aurai cinquante ans, (...)

vases communicants / Josée Marcotte

Vases communicants aujourd’hui avec Josée Marcotte. Grand plaisir à suivre non seulement les tribulations maniacofictives de Marge qui ont déjà fait l’objet d’un ouvrage numérique chez publie.net, mais aussi ses Mémoires d’outre-songe, blog sur lequel elle m’accueille aujourd’hui. Après lecture d’un de ses textes intitulé « le signifiant » qu’est venue l’idée de (...)

un boulot comme un autre

Après tout, c’est un boulot comme un autre. Màªme si, au début, tout le monde s’est un peu foutu de ma gueule. Gardien de cimetière, oucelui qui prépare les morts, je suis sà »r que les gens osent pas les charrier. Mais quand je raconte comment je pars tous les matins avec ma camionnette, mes arrosoirs, mes seaux, mes éponges, mes brosses, mes vases, mes (...)

la chrysalide d’une vie

Il est onze heures lorsque nous sommes à Saint-Bonnet. Nous tentons de mettre la chaudière en marche. Elle s’éteint aussità´t en là¢chant un nuage de fumée nauséabonde. Cathy allume alors la cuisinière et nous nous employons à vider les meubles, trier, empaqueter. Je tire du petit buffet en merisier les livres qu’il contenait, les monte sous les combles. Au retour, (...)

par insouciance ou là¢cheté

Il m’a dit qu’au bout d’un certain nombre d’années nous acceptons une vérité que nous pressentions mais que nous nous cachions à nous-màªme par insouciance ou là¢cheté : un frère, un double est mort à notre place à une date et dans un lieu inconnus et son ombre finit par se confondre avec nous. Modiano, Chien de (...)

regarder un dessin avec son fils

regarder avec son fils, dans le sous-sol de la maison natale, un dessin fait par son grand-père, au màªme à¢ge que lui à peu près, quand adolescent il prenait des cours avec le vague projet, ou le désir réprimé, ou impossible — on sait si peu parfois de ceux qui vous ont transmis la vie —, en tout cas jamais réalisé, de devenir dessinateur industriel, identifier (...)

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