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it ain’t me

It ain’t me, it ain’t me, I’m no senator’s son It ain’t me, it ain’t me, I’m no fortunate one, no. J. Fogerty, "fortunate son"

petites gens

Je suis né dans un milieu de petites gens. Au fond, les petites gens, ce sont ceux avec lesquels on fait les à‰tats ; ce sont ceux qui croient à tous les tabous, à toutes les vérités auxquelles on veut les faire croire, qui suivent absolument toutes les règles de morale que l ?on a inventées pour en faire des citoyens dociles. (…) Ai-je trahi ce monde ? (...)

et pourtant t’extraire du silence

et pourtant t ?extraire du silence... et dresser rempart à la cacophonie des morts... trop de voix qu ?il te faut porter... leur présence dans tes ràªves... rarement leurs visages... mais ces phrases échangées... là que peu à peu se comblait le vide... et se creusait l ?absence... à coups de non-dits qui prenaient corps dans la nuit... ton père (...)

je ne sais quel reste de présence

Cathy et Ninou se sont mises en devoir de vider le grenier. Elles en ont tiré d’énormes quantités de linge, d’habits pendant que je chassais le Prione, sur les souches du grand pré, sans succès. Le temps s’est remis, après l’orage. Le ciel est d’un bleu violent, acide. Nous passons au grenier et reprenons le grand nettoyage (...)

s’avanà§ant vers ta mère

s ?avanà§ant vers ta mère... elle debout près de la table... baiser déposé venait vers vous... sa démarche mal assurée... dos voà »té... gestes lents... grand corps raide qui se penchait vers vous... un à un vous embrassait... tassé de fatigue... pas le boulot leur faisait pas peur à ses gars !... ni les coups de rouge !... et puis la route... toujours (...)

campagne déclose

Je marche sur la route de Saint-Laurent. les échappés de vue ménagées par de longues clairières qui s’ouvrent maintenant en tous sens à travers le bocage obsèdent l ?œil presque partout et rafraîchissent le sentiment de la promenade. Les fermes que j’ai connues pendant un demi-siècle emmurées par les haies, hostiles et soupà§onneuses, (...)

il dit

Reprise du texte écrit pour les vases communicants d’octobre 2013, initialement publié sur le site d’Anne-Charlotte Chéron. Convient bien pour une veille de Toussaint. Mon père a peut-àªtre été surpris de me découvrir intact et bienveillant de l’autre cà´té de la table. Pierre Bergounioux, L’Orphelin Il dit : « à‡a (...)

j’avais espoir

De ce jour à celui où mon père m’a quitté, ce fut l’inverse. Après l’avoir fui, je suis allé continuellement à lui pour l’entraîner avec moi de l’autre cà´té, celui dont nous participons aussi, quoique ce ne soit par rien qui se touche, et lui s’est obstiné de toute la force qui est à peu près la màªme partout, pour (...)

toi qui l’avais branché

toi qui l ?avais branché sur le poàªle… un mot en passant avant d ?enlever ton pull… que à§a chauffait sacrément bien ces machins-là !... pouvais pas deviner dans quoi tu t ?embarquais… jamais imaginé qu ?on puisse tenir aussi longtemps sur un sujet pareil… un spécialiste en face… et pas avare de détails !… marques de poàªles… bois compressé... (...)

décades - extraits #2

Je suis né par temps froid, au lendemain d’une tempête de neige qui a bloqué Paris. La douceur angevine limitait en partie l’impact – moins un le 11 janvier à Angers, moins 10 le 19. Quelques jours plus tôt, des vents avaient battu les côtes bretonnes et normandes à plus de 100 kilomètres heure. Mais la météo ne fait plus signe : loin de (...)

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