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it ain’t me

It ain’t me, it ain’t me, I’m no senator’s son It ain’t me, it ain’t me, I’m no fortunate one, no. J. Fogerty, "fortunate son"

rien d ?opaque dans son silence...

rien d ?opaque dans son silence... mais l ?impression d ?un rendez-vous raté... et faille qui te creuse... parce que comprendre après... trop tard... et remà¢cher tes propres silences... avec lui... avec tous... cette chemise cartonnée... ton avant-dernière visite... vacances de Noà« l... t ?avait demandé de venir avec lui... le tuyau de l ?assistance (...)

il dit

Reprise du texte écrit pour les vases communicants d’octobre 2013, initialement publié sur le site d’Anne-Charlotte Chéron. Convient bien pour une veille de Toussaint. Mon père a peut-àªtre été surpris de me découvrir intact et bienveillant de l’autre cà´té de la table. Pierre Bergounioux, L’Orphelin Il dit : « à‡a (...)

petites gens

Je suis né dans un milieu de petites gens. Au fond, les petites gens, ce sont ceux avec lesquels on fait les à‰tats ; ce sont ceux qui croient à tous les tabous, à toutes les vérités auxquelles on veut les faire croire, qui suivent absolument toutes les règles de morale que l ?on a inventées pour en faire des citoyens dociles. (…) Ai-je trahi ce monde ? (...)

j’avais espoir

De ce jour à celui où mon père m’a quitté, ce fut l’inverse. Après l’avoir fui, je suis allé continuellement à lui pour l’entraîner avec moi de l’autre cà´té, celui dont nous participons aussi, quoique ce ne soit par rien qui se touche, et lui s’est obstiné de toute la force qui est à peu près la màªme partout, pour (...)

campagne déclose

Je marche sur la route de Saint-Laurent. les échappés de vue ménagées par de longues clairières qui s’ouvrent maintenant en tous sens à travers le bocage obsèdent l ?œil presque partout et rafraîchissent le sentiment de la promenade. Les fermes que j’ai connues pendant un demi-siècle emmurées par les haies, hostiles et soupà§onneuses, (...)

bien maintenu le cap au départ

bien maintenu le cap au départ… personne d ?autre d ?arrivé à part toi… foutue manie d ?àªtre en avance… meilleur moment peut-àªtre... cette frange incertaine avant la fàªte… ce temps d ?attente… temps d ?avant le nombre… et des mots qu ?il faut débiter… quand encore possible de mettre les bouts… se dérober comme canasson devant l ?obstacle… de à§a tu (...)

toi qui l’avais branché

toi qui l ?avais branché sur le poàªle… un mot en passant avant d ?enlever ton pull… que à§a chauffait sacrément bien ces machins-là !... pouvais pas deviner dans quoi tu t ?embarquais… jamais imaginé qu ?on puisse tenir aussi longtemps sur un sujet pareil… un spécialiste en face… et pas avare de détails !… marques de poàªles… bois compressé... (...)

tu relèves la tàªte

tu relèves la tàªte pour coup d ?œil au clocher… sà »rement visible d ?ici l ?horloge… y aller en douceur... pas grand-chose mais... respirer fort… toujours un peu flippants ces espèces de vertiges… les lendemains de cuite surtout… inutile de davantage lever la tàªte… t ?éloigner plutà´t… pas la peine d ?aller bien loin !... tension ?... respirer fort… (...)

s’avanà§ant vers ta mère

s ?avanà§ant vers ta mère... elle debout près de la table... baiser déposé venait vers vous... sa démarche mal assurée... dos voà »té... gestes lents... grand corps raide qui se penchait vers vous... un à un vous embrassait... tassé de fatigue... pas le boulot leur faisait pas peur à ses gars !... ni les coups de rouge !... et puis la route... toujours (...)

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