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origines

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campagne déclose

Je marche sur la route de Saint-Laurent. les échappés de vue ménagées par de longues clairières qui s’ouvrent maintenant en tous sens à travers le bocage obsèdent l ?œil presque partout et rafraîchissent le sentiment de la promenade. Les fermes que j’ai connues pendant un demi-siècle emmurées par les haies, hostiles et soupà§onneuses, (...)

commenà§ait là ton timbre poste

commenà§ait là ton timbre poste... le périmètre où creuser... un jour sait-on jamais... la nationale en plein milieu... autour de son axe que tout s ?organisait... dans ton dos Nuaillé... l ?auberge du Vieux Chouan... rejoindre en mob... bar tabac... baby-foot... premières pressions... made in japan écouté en boucle... sandinista... et babylon by bus (...)

s’avanà§ant vers ta mère

s ?avanà§ant vers ta mère... elle debout près de la table... baiser déposé venait vers vous... sa démarche mal assurée... dos voà »té... gestes lents... grand corps raide qui se penchait vers vous... un à un vous embrassait... tassé de fatigue... pas le boulot leur faisait pas peur à ses gars !... ni les coups de rouge !... et puis la route... toujours (...)

je ne sais quel reste de présence

Cathy et Ninou se sont mises en devoir de vider le grenier. Elles en ont tiré d’énormes quantités de linge, d’habits pendant que je chassais le Prione, sur les souches du grand pré, sans succès. Le temps s’est remis, après l’orage. Le ciel est d’un bleu violent, acide. Nous passons au grenier et reprenons le grand nettoyage (...)

petites gens

Je suis né dans un milieu de petites gens. Au fond, les petites gens, ce sont ceux avec lesquels on fait les à‰tats ; ce sont ceux qui croient à tous les tabous, à toutes les vérités auxquelles on veut les faire croire, qui suivent absolument toutes les règles de morale que l ?on a inventées pour en faire des citoyens dociles. (…) Ai-je trahi ce monde ? (...)

it ain’t me

It ain’t me, it ain’t me, I’m no senator’s son It ain’t me, it ain’t me, I’m no fortunate one, no. J. Fogerty, "fortunate son"

tu relèves la tàªte

tu relèves la tàªte pour coup d ?œil au clocher… sà »rement visible d ?ici l ?horloge… y aller en douceur... pas grand-chose mais... respirer fort… toujours un peu flippants ces espèces de vertiges… les lendemains de cuite surtout… inutile de davantage lever la tàªte… t ?éloigner plutà´t… pas la peine d ?aller bien loin !... tension ?... respirer fort… (...)

toi qui l’avais branché

toi qui l ?avais branché sur le poàªle… un mot en passant avant d ?enlever ton pull… que à§a chauffait sacrément bien ces machins-là !... pouvais pas deviner dans quoi tu t ?embarquais… jamais imaginé qu ?on puisse tenir aussi longtemps sur un sujet pareil… un spécialiste en face… et pas avare de détails !… marques de poàªles… bois compressé... (...)

décades - extraits #2

Je suis né par temps froid, au lendemain d’une tempête de neige qui a bloqué Paris. La douceur angevine limitait en partie l’impact – moins un le 11 janvier à Angers, moins 10 le 19. Quelques jours plus tôt, des vents avaient battu les côtes bretonnes et normandes à plus de 100 kilomètres heure. Mais la météo ne fait plus signe : loin de (...)

rien d ?opaque dans son silence...

rien d ?opaque dans son silence... mais l ?impression d ?un rendez-vous raté... et faille qui te creuse... parce que comprendre après... trop tard... et remà¢cher tes propres silences... avec lui... avec tous... cette chemise cartonnée... ton avant-dernière visite... vacances de Noà« l... t ?avait demandé de venir avec lui... le tuyau de l ?assistance (...)

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