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introspection

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sweet bunker

Pas là à proprement parler qu’habiter. Mais si souvent pratiquer ces zones de repli. Au creux du passé, derrière murs épais et camouflés — rien à espérer de ces filets-là, sinon se protéger du dehors. Guère de bruit qui parvienne à filtrer : demeurer dans son silence, comme le malade qui garde la chambre dans son odeur. Et personne ici pour (...)

heureusement que dans la vie, la vraie comme ils disent

heureusement que dans la vie, la vraie comme ils disent, il y a toujours quelqu’un pour t’empàªcher de faire des histoires, qui te l’intime ; à§a ne s’arràªterait jamais sinon, en boucle ininterrompue ces longues coulées de mots, ces bouts d’histoires qui surgissent, histoires sans lendemain mais qui pourtant demeurent en (...)

comme si c’était simple de regarder le monde en face

comme si c’était simple de regarder le monde en face ; sans tricher se planter dans un coin et se mettre à faire l’inventaire ; et n’y rien changer ; dire ce que l’on voit, le plus honnàªtement possible ; pas question de savoir faire ou non, mais la force que à§a demande ; quand soi, la faà§on dont on la regarde en face la vie (...)

toujours alerté, alertant

Ce monde que le soleil et le vent projetaient dans la chambre, trop vif, trop remué, trop violent, l’oppressait : sa présence était presque indiscrète — de nouveau une impatience, une hà¢te pure et sans contenu qu’il connaissait trop le prenait à la gorge. Comme si, sans qu’il eà »t rien à y faire, quelque chose l’eà »t (...)

que ma crainte de venir à fin

Je te regarde vivre dans une fàªte que ma crainte de venir à fin laisse obscure. René Char, "L’avenir non prédit", Commune présence

ne jamais se résoudre à la fuite

(C ?était donc tout mensonge, ma solidité ?) H. Michaux, « Jouer avec les sons », Passages Tu t ?étais cru fort, tout te paraissait tellement plus simple – tellement plus simple, combien de fois l ?avais-tu répété ? – tu n ?attendais plus rien, disais-tu, ce n ?était que prendre ta voiture, avaler ces kilomètres, un aller-retour, sans plus, rien là de (...)

jamais été simple de revenir ici...

jamais été simple de revenir ici... en chemin déjà ... cette tension tout au long de la route... et màªme la veille de partir... y comprenait rien Karine... au début surtout... parlait de souvenirs qui déboulent... non... pas les souvenirs qui te submergeaient... maintenant oui... mais à l ?époque... autre chose... à peine arrivé c ?était vouloir (...)

venus d’où ?

Personne pour en faire la remarque — jamais simple, à§a se comprend — et pourtant bien certain qu’ils sont là , et qu’impossible de ne pas les apercevoir chaque fois que je desserre un peu les lèvres, de ne pas les entendre qui s’entrechoquent, que je garde le silence ou pire que j’essaie de parler, ils sont là qui (...)

et de toi si tu clamsais ?...

et de toi si tu clamsais ?... pas plus tard que cette nuit... te serais enroulé autour d ?un lampadaire... drame de la Saint-Sylvestre !... aurait trouvé quoi à raconter le correspondant du Courrier de l ?Ouest ?... bon pour du tragique à deux balles !... une année qui commence... une vie qui s ?achève... mais pas là pour faire de la littérature !... (...)

fossés

fossés... écluses... au loin la digue... bassins salins... quelques prés... eau grise... franche lumière d ?hiver... l ?été les tas de sel pyramides... au soleil et au vent... évaporation lente... jusqu ?à ce que les cristaux... si tu avais pu toi aussi... que du flux enfin... de ce flot mémoire mouvement toujours... que remonte ce qui au dedans (...)

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