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au fil des jours

sweet bunker

Pas là à proprement parler qu’habiter. Mais si souvent pratiquer ces zones de repli. Au creux du passé, derrière murs épais et camouflés — rien à espérer de ces filets-là, sinon se protéger du dehors. Guère de bruit qui parvienne à filtrer : demeurer dans son silence, comme le malade qui garde la chambre dans son odeur. Et personne ici pour regarder par dessus ton épaule : les mots sur l’écran ne s’ancreront que si l’envie t’en prend — car au creux du bunker inutile de détruire les fichiers quand tu peux des heures demeurer immobile face à l’écran, incertain des lignes de fuite ou de la conduite à tenir.

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