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2 000 mots

J’aime bien rédiger dix pages par jour, ce qui équivaut à deux mille mots, soit cent quatre-vingt mille sur une période de trois mois ; cela correspond à une bonne longueur, donne un livre dans lequel le lecteur peut joyeusement s’aventurer, si l’histoire est bien conà§ue et ne perd pas de sa fraîcheur. Certains jours, ces dix pages me (...)

toujours la pluie

toujours la pluie, quelques éclaircies - journée où traquer du passé via le web - à chacun d’y organiser sa mémoire - ses fictions - n’aurais jamais pensé pratiquer l’écriture sous forme épistolaire - à la radio ce midi un universitaire évoque la France invisible - après la silencieuse ! - est-ce que j’effectue un vrai travail ? (...)

on écrit un jour une ligne

MARS 1946. On écrit un jour une ligne, comme à§a, parce qu ?elle vient spontanément. Comme on dirait aà¯e ! en recevant un coup de bà¢ton. Du temps passe et on relit son travail. Pardieu, mais c ?est bon. On le fait lire à un ami (et c ?est là que commence la trahison). « Bien, » dit-il, « pourquoi est-ce que tu ne le fais pas publier ? » « Tu parles (...)

ne pas seulement approcher

devoir reprendre les trois premiers chapitres, non que des failles dans la narration, mais devoir adapter l’écriture, celle adoptée pour entre deux manque de fluidité pour un roman noir, trop d’ellipses, de phrases laissées en suspens, inachevées, écriture supposant une expérience commune du narrateur et du lecteur, et désirant ne pas (...)

notre effort contre le monde

je vois naître une littérature de circonstances, et de circonstances non choisies, de rencontres, une sorte de perpétuel journal de nos relations avec le monde, empruntant toutes les formes qu’on voudra, roman, essai, commentaires ou poèmes, la fiction n’étant plus qu’un alibi, ou peut-àªtre une dernière pudeur...

vases communicants | arnaud maà¯setti

Profondeurs latérales Masses informes de foules passantes, villes entières qu ?on empile sur des immeubles de plus de quinze étages, ombres chinoises de corps inertes penchés sur des écrans et alignant les chiffres, yeux crevés sur le travail à faire, bouche fermée sur le travail fait, grands couloirs dont je devine d ?ici, cette rue où je passe le (...)

fragments

fragments, parce que brisure, déchirure, de sa vie n ?àªtre que fragmentier, fragment d ?éternité, fragment de souvenir, n ?àªtre que fragment de foule, kaléidoscope, fragments de verre où le réel hétéroclite, déposer où toutes les nuances que l ?on revàªt, ni l ?addition ni l ?assemblage de fragments, n ?àªtre que fragmentation texte publié il y a (...)

mardi, journée idéale

pas de loin de penser le mardi comme une journée idéale, parce que longue plage de temps rien que pour soi ; mardi où rédiger un chapitre, temps pour deux mille mots, dix mille caractères excluant les espaces ; journée idéale parce qu’une seule heure de cours située pendant la pause déjeuner, ce qui permet de s’aérer pendant le trajet (...)

tu dis (29)

tu dis : « Quand je descends l’escalier dans la nuit, c’est par le rythme que j’évite la chute. » tu dis : « La même chose quand j’écris. » lire la série dans son intégralité : 1 | 2 | 3

tu dis (30)

tu dis : « J’ai rêvé d’une machine qui dresserait la liste des mots que je n’emploie jamais. » tu dis : « Elle m’apprendrait quoi, cette liste ? » tu dis : « J’écrirais quoi avec ? » tu dis : « Avec ça, écrire des fictions qui t’embarquent dans le neuf ! » tu dis : « Des fictions où, à les relire, tu ne croises jamais (...)

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