// Mots-clés

écrire

88 billets

Articles

on écrit un jour une ligne

MARS 1946. On écrit un jour une ligne, comme à§a, parce qu՚elle vient spontanément. Comme on dirait aà¯e ! en recevant un coup de bà¢ton. Du temps passe et on relit son travail. Pardieu, mais c՚est bon. On le fait lire à un ami (et c՚est là que commence la trahison). « Bien, » dit-il, « pourquoi est-ce que tu ne le fais pas publier ? » « Tu parles sérieusement ? » « (...)

des corrections

Tenter d’àªtre précis sans réduire le discours. Ne pas se disperser ni se trahir bien sà »r, se faire comprendre mieux sans en passer par l’anecdote, cet ici et maintenant qui par moments se révèle simpliste, offre une image tronquée (comme on cite une marque pour ne pas décrire un objet) histoire d’en rester là , d’éviter le vertige (C’est qu’il y a du vide ? On (...)

mécanique / électrique

Le sédiment pédagogique, le pli de l՚enseignement et de la recherche universitaire marquent fortement notre approche de l՚art. Avant màªme que nous l՚aimions, on a voulu nous l՚expliquer. Ce qui occupe l՚enseignant dans une œuvre d՚art, pour des raisons professionnelles d՚ailleurs valables, ce n՚est pas la libre imprégnation qui permet d՚en jouir, ce sont les (...)

comme si le vide

notre effort contre le monde

je vois naître une littérature de circonstances, et de circonstances non choisies, de rencontres, une sorte de perpétuel journal de nos relations avec le monde, empruntant toutes les formes qu’on voudra, roman, essai, commentaires ou poèmes, la fiction n’étant plus qu’un alibi, ou peut-àªtre une dernière pudeur...

corrections

Démarré sous forme d’une prose continue, au fur et à mesure des corrections aboutir à une version très éclatée, semble nécessaire pour question de rythme et pour enchaînement d’images brèves tenant du flash et de l’esquisse. Retravaillé la fin, dernier mot laissé à Hendrix, I just can’t say... Trouvé l’épigraphe : Il pensait Je suis libre maintenant. Je peux aller là (...)

les nuées viennent du nord

les nuées viennent du nord - un gars à la radio parle de Jérà´me Lindon et qu’ils se déconnectent d’Internet quand il écrit, évoque l’immédiateté et que sans garde fous, il n’ose pas dire garde fou, étrangement dit garde corps, qu’écrire en délai bref c’est comme écrire pour un journal - grogner dans la demi sieste que Balzac et d’autres ! - il ajoute que l’écriture est (...)

tu dis (29)

tu dis : « Quand je descends l’escalier dans la nuit, c’est par le rythme que j’évite la chute. » tu dis : « La même chose quand j’écris. » lire la série dans son intégralité : 1 | 2 | 3

seuil

Quand s’ébranla le barrage de l’homme, aspiré par la faille géante de l’abandon du divin, des mots dans le lointain, des mots qui ne voulaient pas se perdre, tentèrent de résister à l’exorbitante poussée. Là se décida la dynastie de leur sens. J’ai couru jusqu’à l’issue de cette nuit diluvienne. Planté dans le flageolant petit jour, ma ceinture pleine de saisons, je (...)

Mannish Boy

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80