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introspection

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le monde autour

Je me pose la question d’à quoi ressemblait le monde quand j’y suis venu. Je me dis que connaître le point de départ de la trajectoire suivie peut aider à la comprendre. Je voudrais savoir sur quel socle j’ai pris appui, ou pas. Savoir à quoi ressemblait ce monde dont je n’ai aucun souvenir, et dans lequel mon champ (...)

bien embarrassé de le dire

Quelle vue magnifique ! c’est donc ici que la Transfiguration de Raphaël a été admirée pendant deux siècles et demi. Quelle différence avec la triste galerie de marbre gris où elle est enterrée aujourd’hui au fond du Vatican ! Ainsi pendant deux-cent-cinquante ans ce chef d ?œuvre a été ici, deux-cent-cinquante ans !... Ah ! dans trois mois (...)

tu dis (3)

tu dis : « J’ai appris à me méfier de tout, même des promesses du matin. » tu dis : « Ce ne sont pas les jours sans qui me font peur, ni le silence qui les accompagne, mais ce qu’ils permettent, la possibilité alors de percevoir ces bruissements indistincts, incertains, et me demander : gros de quoi ? » tu dis : « C’est un étoilement (...)

tu dis

tu dis : « Donnez-moi n’importe quelle phrase, que je la garde en tête, la triture, la malaxe et qu’il n’en reste rien ou presque : quelques gouttes de sens séché en croûte. » tu dis : « J’ai tenté d’appliquer des mots sur mes plaies, couche à couche, patiemment, mais c’était pure confusion : panser c’est aussi (...)

tu dis (2)

tu dis : « Ce n’est que dans l’attente que j’ai senti se creuser mon être. » tu dis : « Rien de plus dommageable pour l’auto-portrait qu’une si faible variété de la négation. » tu dis : « L’usage immodéré du pas a fait de nous des ombres pour nous-mêmes. » tu dis : « Quelle drôle d’idée que même dans la mort ne (...)

j’avais espoir

De ce jour à celui où mon père m’a quitté, ce fut l’inverse. Après l’avoir fui, je suis allé continuellement à lui pour l’entraîner avec moi de l’autre cà´té, celui dont nous participons aussi, quoique ce ne soit par rien qui se touche, et lui s’est obstiné de toute la force qui est à peu près la màªme partout, pour (...)

tu dis (9)

tu dis : « J’aime les villes de bord de mer : pour n’avoir qu’à longer... » tu dis : « Les matins de brume surtout, monde sans limites ni contours. » tu dis : « Le pier comme un tunnel sonore, pulsations de basses, cliquetis des pièces, stridences compressées des jeux électroniques, détonations, moteurs en sur-régime, mais (...)

tu dis (6)

tu dis : « Ce n’est pas passer à côté des jours qui me fait peur, mais demeurer sur le seuil... » tu dis : « Qu’il fasse jour ou pas quand tu te réveilles, c’est pas ça l’important : mais qu’il y ait des sons qui te parviennent du dehors, histoire d’être sûr que ça existe encore le monde autour. » tu dis : « Le (...)

tu dis (8)

tu dis : « Quand je marchais dans la ville la nuit, je savais pas que c’était dans le silence que j’avançais. » tu dis : « C’était rassurant de suivre le fleuve, lui emprunter sa direction. » tu dis : « Quand tu marches à deux dans la nuit, le moment où sans rien convenir on finit par se taire... » tu dis : « Leurs lignes noyées dans (...)

tu dis (10)

tu dis : « On croit en avoir fini avec le dehors et il suffit d’un jour de pluie... » tu dis : « Pas tellement que la pluie me gêne assis devant l’écran du bureau, mais qu’elle dure : une telle affirmation dans la dilution grise. » tu dis : « La pluie parfois redouble, comme l’angoisse... » tu dis : « Pas que l’angoisse (...)

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