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introspection

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Articles

je connais des arbres

je connais des arbres qui sont mes frères de condition, enracinés tronc brisé tombé là où jusqu’à peu s’étendait l’ombre dont ils étaient encore capables

injonctions (5)

ne plus compter sur le contrepoids pour traverser les miroirs sérier tes désirs autant que tes difficultés ne rien attendre de la nuit ou du plein jour à chaque craquelure ràªver métamorphose

dire quoi

dire quoi, quand sà »r de rien ; quand il suffit d’ouvrir un tiroir, en tirer quelques enveloppes et voir le monde se dérober sous vos yeux, tout rongé de sa découverte, bouffé du dedans par une dizaine de mots pas plus ; peut-àªtre màªme moins suffisent parfois ; alors, les élucubrations, les numéros d’équilibriste avec les mots ou les (...)

premier trajet dans la ville

La photo Street View date de juin 2015 : une façade aux volets clos – dessus, un tag que je ne sais pas déchiffrer. Murs décrépis d’un blanc sali. Apprendre quoi de cette bâtisse, masse austère toute d’angles droits ? Un bloc de passé. Zoom. Des noms de médecins figurent encore sur un panneau. Google m’indique que la clinique Saint-Luc (...)

route (notes sur)

Reprise ici du texte écrit lors de l’échange avec Lucien Suel pour les vases communicants de mars 2012 et prenant pour thème la route. Somewhere along the line I knew there ?d be girls, visions, everything ; somewhere along the line the pearl would be handed to me. Jack Kerouac, On the Road, Part 1, Ch. 1 Enfant, la nationale était grand route ; (...)

je connais des ciels (2)

Je connais des ciels auxquels m’écorcher les doigts.

la vie est ailleurs

La vie est ailleurs, très loin. Ici, on repose. (J. Gracq, La Presqu ?île) je n ?habiterai pas vos ruines et vous le savez - toute feinte inutile quand les savoir ancrées - abîmées au plus creux de nos ventres - quand depuis si longtemps affleure l ?écho des mots enterrés - litanie vaine qui n ?écorche plus guère - empà¢te seulement - martèle le palais (...)

blues

matière où puiser - figures qu ?on s ?impose - puiser trier mémoriser - combien de textes chacun on porte - anthologie intime - quelles phrases - quels mots - portes qui s ?ouvrent - paysages intérieurs - comme riffs revenus aux doigts - ce qu ?en soi on porte de leurs langues - présence physique - quelles pages martèlent - images qu ?on greffe - ce (...)

I don’t live today

I don’t live today Maybe tomorrow I don’t know Jimi Hendrix

des contours moins fermes

Quant l’observation de moi-màªme, je m’y oblige, ne fà »t-ce que pour entrer en composition avec cet individu auprès de qui je serai jusqu ?au bout forcé de vivre, mais une familiarité de près de soixante ans comporte encore bien des chances d’erreur. Au plus profond, ma connaissance de moi-màªme est obscure, intérieure, informulée, (...)

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