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silence

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Tout me paraît calme et florissant

Tout paraît calme et florissant. Le ciel est un mirage pour initiés. Une plume vole. C’est la dernière note d’un soupir. Mais il fait nuit. On entend son pas gronder au loin. Mais tout a déjà été rendu il y a longtemps. Du plus loin de l’horizon une tache noire se met à grandir, soulevant la poussière. Il n’y a plus de mirage mais des rues. Soleil couchant ou bien (...)

extrait blog 2008

extrait du blog tenu précédemment, daté du 15 février 2008 ; temps nécessaire avant de passer à l’écriture fiction, écriture de l’intime plutà´t qu’auto quoi que ce soit, résonance plus que les faits, ce qui d’eux s’induit en dedans, et ces pans de soi qu’on laisserait à l’abandon sans l’écriture ; pas tant faire trace que défricher Ce n՚était donc que cela le silence (...)

vases communicants | stéphane bataillon

Silence Pourquoi le silence doit-il àªtre blanc ? Elle dit : Mais en musique, c’est noir. Une femme, la cinquantaine crie dans le métro : Je suis radioactive. Les gens passent. Ce n’est pas de l’espace et ce n’est pas du temps Il n’y a pas à confondre Mais pourquoi le silence devrait-il àªtre blanc ? Il n’est qu’en face à face il n’est màªme pas (...)

mais parvenir à te taire

tu dis que trop fatigué pour charrier ces mots-là , plus l՚envie te faire crisser le gosier du trop qui pèse et rien n’y fait, t՚embringuer rage d՚humains rugueux à s’écorcher les doigts la langue, mais parvenir à te taire

des jours où pas les mots

il y a des jours où pas les mots, à quoi à§a tient, ou bien là où à§a rompt, ou ronge ou cogne, c’est de la nuit, c’est au ràªve, un pli du ràªve, un je ne sais quoi, c’est tà´t l՚œil qui veut rien, ni mot ni ciel, tu sens que tout en trop et rien qui vaille, c’est tout en vrac et vie qui grince, quand eux les mots leur don du monde, pas pour toi, pas là : c’est jour sans (...)

tu ne cherchais pas tes mots

non, tu ne cherchais pas tes mots, c՚était au silence qu՚allait toute ton attention, dans l՚entre-espace des mots convenus, des paroles qui s՚entassent, tassent, nivèlent et reviennent encore, et ce jusqu՚à complète disparition de ton propre visage, c՚était au silence, et tout ce qu՚il contenait de mots tus et de (...)

tu disais que c’était trop d’épaisseurs

tu disais que c՚était trop d՚épaisseurs, plus la patience, ou plus la force, ou plus l՚envie de traverser tout à§a, quitte à terminer seul — la faà§on qu՚ils ont tous de te brandir à§a comme une menace — comme si à§a pouvait te faire peur le silence entre quatre murs, peut-àªtre bien jamais aspiré à rien d՚autre, pouvoir t՚y colleter seul à seul sans rien qui gàªne (...)

tentation

C’est souvent que à§a revient, la tentation de laisser tomber, de plus s’échiner avec l’excavatrice, s’encombrer avec tout ce que à§a remue. Mais l’effet que à§a fait chaque fois. Tu comprends pas bien au début. Tu te sens màªme un peu plus léger. Et puis c’est à§a qui fait peur, de plus s’arrimer à rien. La trouille de partir en vrille comme les ballons gamin, quand ils (...)

il dit

Reprise du texte écrit pour les vases communicants d’octobre 2013, initialement publié sur le site d’Anne-Charlotte Chéron. Convient bien pour une veille de Toussaint. Mon père a peut-àªtre été surpris de me découvrir intact et bienveillant de l’autre cà´té de la table. Pierre Bergounioux, L’Orphelin Il dit : « à‡a n’aurait pas été si long de suivre le fil, remonter (...)

dans le désert réel du silence sans fin

Après avoir entrevu ainsi une oasis imaginaire de tendresse, il se retrouvait piétinant dans le désert réel du silence sans fin. Marcel Proust, Le Cà´té de Guermantes

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