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paroles

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monde qui s’écroule

monde qui s ?écroule... la station qu ?il avait fallu louer... et finir par la vendre... maison avec... pas tenu le choc bien longtemps... assise dans la salle à mange chez tes parents... une chaise près de la fenàªtre... parce que la prise de courant pour sa chaufferette... la lui brancher... pieds pantoufles qu ?elle logeait dedans... y passait ses (...)

tourné vinaigre vite fait bien fait

tourné vinaigre vite fait bien fait... leur besoin d ?y croire... à ce qu ?on leur raconte... aux mots qu ?on leur assène... bouches en chœur à t ?engluer de valeurs... démocratie... et joie de la fin des dictateurs... t ?avaient màªme asséné le mur de Berlin... ce bonheur de la chute... avais eu droit à tout leur répertoire... Bouvard et Pécuchet (...)

tu dis que d’évidence

tu dis que d ?évidence nos vies, si peu à en dire, ou alors les dire comme on les mène, les deux pieds sur terre et plein la gueule, mais pour quoi faire, rien à y trouver de toutes faà§ons là -dedans, et rien à y chercher, pas besoin de complications, d ?explications, à§a servirait à rien en plus, parce que rien que des mots tout à§a, alors que nos (...)

tu ne cherchais pas tes mots

non, tu ne cherchais pas tes mots, c ?était au silence qu ?allait toute ton attention, dans l ?entre-espace des mots convenus, des paroles qui s ?entassent, tassent, nivèlent et reviennent encore, et ce jusqu ?à complète disparition de ton propre visage, c ?était au silence, et tout ce qu ?il contenait de mots tus et de (...)

un seulibataire

un seulibataire... tu prononà§ais comme à§a d ?après tes frangins... pas le souvenir... mais huit ans d ?écart avec l ?un... six avec l ?autre... petit dernier !... accident de parcours... terribles ces repas de famille... les plats qui s ?enchaînent... les verres avec... ce moment où croient bon de parler des gosses... la voix trop forte de ton père... (...)

on déconne pas avec ces trucs-là 

on déconne pas avec ces trucs-là , imparable, impérieux, convenu tellement convient, que tu parles d’amour ou de date limite de remise d’un dossier, on déconne pas avec ces trucs-là , ne peux qu’attester, confirmer de monosyllabes, et quel que soit le ton en face, on déconne pas avec ces trucs-là , essayez pour voir, d’en bouche (...)

toi qui l’avais branché

toi qui l ?avais branché sur le poàªle… un mot en passant avant d ?enlever ton pull… que à§a chauffait sacrément bien ces machins-là !... pouvais pas deviner dans quoi tu t ?embarquais… jamais imaginé qu ?on puisse tenir aussi longtemps sur un sujet pareil… un spécialiste en face… et pas avare de détails !… marques de poàªles… bois compressé... (...)

ne restait pas lourd une fois les paupières closes

ne restait pas lourd une fois les paupières closes... ces papiers qu ?il avait fallu trier avec ta mère... banque administrations assurances... ton père qui s ?occupait de tout à§a... deux étagères dans l ?armoire de leur chambre... chemises cartonnées... étiquettes autocollantes... les màªmes que sur tes bouquins d ?école gamin... son écriture (...)

une vieille histoire

une vieille histoire, tu disais que depuis toujours, ces réflexions le matin, quand te pointer là où tu dois et pas toujours l ?envie, ou l ?après-midi, quand ce creux qui vient te prendre, le regard un peu plus flou, le geste moins précis, et le monde à telle distance, un chaque fois pour te parler de fàªte dur de s ?en remettre pas tant fumé ce (...)

bien maintenu le cap au départ

bien maintenu le cap au départ… personne d ?autre d ?arrivé à part toi… foutue manie d ?àªtre en avance… meilleur moment peut-àªtre... cette frange incertaine avant la fàªte… ce temps d ?attente… temps d ?avant le nombre… et des mots qu ?il faut débiter… quand encore possible de mettre les bouts… se dérober comme canasson devant l ?obstacle… de à§a tu (...)

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