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écrire

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deux lignes seulement

26 octobre 1957. à‰cris, je t ?en prie, deux lignes seulement, màªme si tu es bouleversé et que tes nerfs ne tiennent plus. Mais chaque jour. En serrant les dents, à la rigueur màªme des imbécillités sans aucun sens, mais écris. à‰crire est une de nos illusions les plus ridicules et pathétiques. Nous croyons faire une chose importante en traà§ant des (...)

désenfouir

Mais à quoi bon écrire si ce n’est pour désenfouir des choses, màªme une seule, irréductible à des explications de toutes sortes, psychologiques, sociologiques, une chose qui ne soit pas le résultat d’une idée préconà§ue ni d’une démonstration, mais du récit et qui puisse aider à comprendre — à supporter — ce qui arrive et (...)

recouvrement

http://dtgc.ovh/index.php/2017/05/1... Cliquer sur l’image pour accéder au texte.

Mannish Boy

rhétorique

...en préparant les ateliers d’écriture à venir... Les paroles sont toutes faites et s ?expriment : elles ne m ?expriment point. F. Ponge, « Rhétorique » Une seule issue : parler contre les paroles. Les entraîner avec soi dans la honte où elles nous conduisent de telle sorte qu ?elles s ?y défigurent. Il n ?y a point d ?autre raison d ?écrire. (...)

s’être levé tôt avec l’intention d’écrire

s’être levé tôt avec l’intention d’écrire, avoir devant soi la matinée, s’installer au bureau, ouvrir les fichiers de chantiers en cours, relire, corriger quelques détails, ressentir une insatisfaction sans démêler si elle tient à ce qu’on a lu, à la perception qu’on en a eue, au jugement porté, ou à la fatigue (...)

et pourtant t’extraire du silence

et pourtant t ?extraire du silence... et dresser rempart à la cacophonie des morts... trop de voix qu ?il te faut porter... leur présence dans tes ràªves... rarement leurs visages... mais ces phrases échangées... là que peu à peu se comblait le vide... et se creusait l ?absence... à coups de non-dits qui prenaient corps dans la nuit... ton père (...)

sous une toile de tente

s’endormir sous une toile de tente, entendre les voix de ceux qu’on a croisés au cours de la journée allant aux sanitaires — esquisse de vie collective, illusion de, comme bêtes rassemblées au point d’eau, guère plus d’échanges, mots consacrés, phrases qui n’engagent à rien, et souvent incitent à ne pas poursuivre (...)

porte entr’ouverte

Il y a cette faà§on de démarrer, préluder, figures imposées, puis les mots qu’on pose, collages, quelques scènes, du seul, de l’abandon, de devenir pràªcheur et ne plus bosser, du trop de whisky qui vous bousille la vie, et puis les femmes, matière qu’on brasse, des chansons qu’on connaît, improviser dessus, et à un moment, (...)

on écrit un jour une ligne

MARS 1946. On écrit un jour une ligne, comme à§a, parce qu ?elle vient spontanément. Comme on dirait aà¯e ! en recevant un coup de bà¢ton. Du temps passe et on relit son travail. Pardieu, mais c ?est bon. On le fait lire à un ami (et c ?est là que commence la trahison). « Bien, » dit-il, « pourquoi est-ce que tu ne le fais pas publier ? » « Tu parles (...)

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