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fictions

c’est rien

C’est rien, et tu le sais. Pas rien qui vaille, non. Mais guère plus que les jours. C’est rien, je te dis, rien. Comme l’auberge espagnole. Que chacun ensuite y amène ce qu’il veut. Ce qu’il peut. Pas plus. Une impulsion que tu donnes. Du dedans. Toujours là que démarre le déroulé des mots. Ce qu’ils deviennent. Comment ils meurent. Ou pas. Comment se fait mà¢cher la langue. découdre l’histoire. Qu’importe. Tu les laisses là . C’est tout. Pas derrière toi. Juste autour. Délivré de rien. Presque certain de devoir continuer. Pas recommencer. Mais poursuivre. Et qu’à chaque fois ailleurs. Et autrement aussi. Un peu.

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