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rien sous la main que le vide

Ce qu’on appelle ridiculement le "travail de l’écrivain" est une oisiveté qui confine à la misère. Il n’a pas de bout de couverture, de tricot, à peine d’agitation manuelle. Ce travail n’apaise pas, il ne dirige pas la pensée hors de soi, il ne fournit pas de dérivation à l’animation propre à un corps. Il n’a (...)

lorsqu’il se tut

Lorsqu’il se tut, le matin était proche, et nous nous séparà¢mes pour aller nous coucher. (Ce journal ressemble terriblement aux Contes des Mille et Une nuits, car tout cesse au premier chant du coq, et sans doute fait-il songer aussi à l’apparition, devant Hamlet, du fantà´me de son père.) Bram Stoker, (...)

solfiant des groupes de mots

Au cours de la lecture, on dit qu’une voix silencieuse, parfois, se fait jour. A l’évidence, elle ne naît pas du livre. Mais le corps ne l’articule pas. Elle épouse le rythme de la syntaxe et sans qu’elle fasse sonner les mots elle mobilise pourtant la gorge, le souffle, les lèvres. Il semble que tout le corps, pourtant immobile, (...)

pacte

Un pacte, simplement. Pour vous, le primum vivre, deinde philosophare s’investit à fond dans le vivere historique, ce qui est fort bien et est peut-àªtre la seule faà§on de préparer le terrain pour le philosopher et le poétiser de demain. Mais j’ai à cœur de supprimer la divergence qui nous accable et c’est pour cela que je vous (...)

tu dis (22)

tu dis : « On parlait de tonalité à l’école, pour les textes, jamais du mode. » tu dis : « Sur une guitare, avec cinq notes, tu peux aller loin. » tu dis : « Je sais même pas combien de mots me sont nécessaires. » tu dis : « Les accords, c’était les yeux fermés que je les apprenais, pas moyen autrement. J’ai pas su pour écrire... » tu (...)

tu dis (30)

tu dis : « J’ai rêvé d’une machine qui dresserait la liste des mots que je n’emploie jamais. » tu dis : « Elle m’apprendrait quoi, cette liste ? » tu dis : « J’écrirais quoi avec ? » tu dis : « Avec ça, écrire des fictions qui t’embarquent dans le neuf ! » tu dis : « Des fictions où, à les relire, tu ne croises jamais (...)

carnet d’itinérant 2

11 ‎juillet ‎2011 Montjean-Ancenis ville sur coteau, l’église qui la domine ; son seul intéràªt : prendre la lumière soir et matin, pierre blanche ; ruines d’un chà¢teau, l’église qui vient prendre place ; un pays de crucifix descendre depuis le haut de la butte, jardins entourés de murs, fruitiers, fleurs, pelouses, (...)

toujours la pluie

toujours la pluie, quelques éclaircies - journée où traquer du passé via le web - à chacun d’y organiser sa mémoire - ses fictions - n’aurais jamais pensé pratiquer l’écriture sous forme épistolaire - à la radio ce midi un universitaire évoque la France invisible - après la silencieuse ! - est-ce que j’effectue un vrai travail ? (...)

tu dis (26)

tu dis : « Nommer, j’ai cru un temps que c’était possible. » tu dis : « Rien de définitif là -dedans : t’obtiens un peu de précision, et déjà c’est autre chose qu’il faudrait pouvoir discerner. » tu dis : « Rien que du mouvant, à ton image. » tu dis : « Du mouvant, et de l’incertain aussi. » tu dis : « Au moins la (...)

ne pas seulement approcher

devoir reprendre les trois premiers chapitres, non que des failles dans la narration, mais devoir adapter l’écriture, celle adoptée pour entre deux manque de fluidité pour un roman noir, trop d’ellipses, de phrases laissées en suspens, inachevées, écriture supposant une expérience commune du narrateur et du lecteur, et désirant ne pas (...)

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