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autofiction

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soucoupe

ce qui s’imagine autour, est-ce qu’on en prend impact, on dit que c’est dans l’air du temps, alors soi, quand on y entre au temps, on en reà§oit quoi, c’est seulement après qu’on fait le tri, en attendant on baigne, dans la langue comme dans l’imaginaire, dans l’imaginaire par la langue, et dans la langue par l’imaginaire, c’est seulement après qu’on déc(h)ante (...)

serpent

sans qu’on n’en sache rien, tous les mots qui se tissent sur nos vies, comme lianes comme lierre s’y agrippent, accrochent, parfois peut-être comme pour les murs laissent traces quand on les arrachent, ou soulèvent des pierres, endommagent, parfois peut—être comme pour les arbres, affaiblissent sans qu’on n’en sache rien, toutes ces fictions qu’on croise, se (...)

montagne

à peine né et déjà la télé déversait ces images de lieux où tu n’irais que bien plus tard, donnais comme modèles des pratiques qui te resteraient étrangères, parce que cette façon d’envisager le corps comme voué à l’activité sportive, le temps au loisir et au dépaysement, était hors des représentations de ceux parmi lesquels être né et éduqué — la télé n’avait pas encore (...)

m’engloutir de nouveau

(Nommer cette ville — comme je l’ai fait d’autres fois — m’est impossible ici, où elle n’est que lieu géographique signalé sur une carte, qu’on traverse en allant de Rouen au Havre par le train ou en voiture par la nationale 15. C’est le lieu d’origine sans nom où, quand j’y retourne, je suis aussità´t saisie par une torpeur qui m’à´te toute pensée, presque tout (...)

promenade dominicale (1)

ont à offrir les images ; trois jours qu’elles ont été prises ; espace connu, vécu là une vingtaine d’années en bord de nationale, timbre-poste de quelques hectares qu’il s’agit de creuser désormais, tout au moins le prendre partiellement comme point de départ de l’écriture ne pas publier aujourd’hui la centaine de photos prises en une heure de marche entre zone (...)

bombes

être né dans un monde où les bombes H s’égarent, c’est tellement vite arrivé un accident — toute ton enfance avoir entendu le refrain du bouton rouge, qu’assez pour faire sauter la planète mais que la capacité de mort à grande échelle était l’assurance d’un équilibre, était synonyme de paix — des kilos de plutonium en goguette, rassuré d’apprendre qu’on a brûlé ou (...)

comme si le vide

extrait blog 2008

extrait du blog tenu précédemment, daté du 15 février 2008 ; temps nécessaire avant de passer à l’écriture fiction, écriture de l’intime plutà´t qu’auto quoi que ce soit, résonance plus que les faits, ce qui d’eux s’induit en dedans, et ces pans de soi qu’on laisserait à l’abandon sans l’écriture ; pas tant faire trace que défricher Ce n՚était donc que cela le silence (...)

train d’enfer

pourquoi importe peu, passé trop de temps déjà à enfoncer des portes ouvertes, c’est au comment qu’il faut s’atteler, méthodique comprendre l’enchaînement, le point de départ puis une à une ce glissé d’étapes, jusqu’à te retrouver là , ces quatre murs, la nuit par ce carré là -haut, ce silence tout autour, bruits de pas qui résonnent, compter ces pas, de la porte qui (...)

carcasses

Marseille, janvier 1966. Au bout d’un treuil, balancé entre sangles, pattes raides et tête en mouvement, le débarquement d’un cheval mort de froid. Vingt fois l’opération se répétera. À vingt reprises hisser hors du cargo les carcasses, poser au sol, ou plutôt dans un camion, décrocher. Corps qui s’enchevêtrent avant équarrissage. Pendant que soi, encore au (...)

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