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LOVECRAFT GENERATOR

personne le connaissait, son nom

Personne le connaissait, son nom… Màªme s’il en avait forcément un, comme tout le monde… Le facteur, tu le voyais jamais aller jusqu’à sa bicoque… En màªme temps, faut dire qu’avec ses chiens, à§a donnait guère envie… Des bàªtes comme à§a, on devrait pas avoir le droit… D’accord, ils étaient attachés, mais quand màªme… Il est mort quand « Le Bouc » ?… Il paraît qu’il y avait un bordel dans la baraque… Presque pire que devant à ce qu’on m’a dit !… Màªme au début on l’appelait comme à§a, « Le Bouc »… Il me semble bien que oui… Il s’est installé sans rien demander à personne… Combien de temps qu’elle était fermée l’usine ?… Qu’à la mairie, ils aient laissé faire à§a, je te dirais bien que j’ai jamais compris… Un gars que personne connaissait, màªme pas lever le petit doigt pour l’empàªcher de squatter la maison du concierge… S’il avait vu à§a, le pauvre gars, dans quel état qu’il l’avait mise sa maison !… Toutes les saloperies qu’il ramenait… Pas plus ferrailleur que toi ou moi, jamais il vendait quoi que ce soit... Il entassait, c’est tout !… à€ la mairie, s’ils avaient vraiment voulu le virer… Rien que du point de vue de l’hygiène… Heureusement qu’il avait pas de voisins… Insupportable que ৒aurait été pour l’odeur… Màªme quand tu faisais que le croiser… Le patelin est pas bien grand, alors forcément tu le croisais de temps en temps… Màªme s’il sortait pas souvent… Par contre, tu pouvais pas le manquer : avec sa cotte toute crado sur le dos qu’il allait faire ses courses… Il prenait jamais la peine de se changer… Màªme pas sà »r qu’il ait eu de quoi… Une cotte couverte de cambouis, fallait voir à§a… Du genre qui aurait tenu debout toute seule !… à€ la supérette qu’il allait… Toujours à la supérette… Plus d’une fois que je l’ai croisé là -bas… Avec ses deux gros sacs dans chaque main… Il lui fallait bien à§a pour ramener ses litres !… C’est pas à§a qui l’empàªchait de rouler… Tout le temps à rà´der… Et son camion !… Une épave !… Y en a qui disent qu’il aurait été artisan dans le temps : j’ai du mal à y croire !… C’est comme ceux qui le disaient chaud lapin… Il avait dà » sacrément changer depuis ce temps-là … Elle est pas née celle qu’en aurait voulu d’un gars tout cassé comme il était… C’était plus un dos qu’il avait !… Tu penses, à se transbahuter toutes ses saloperies à longueur de journée !… On m’à´tera pas de l’idée qu’il avait plus toute sa tàªte… Déjà , rien qu’avec tout ce qu’il avalait… De la vinasse, fallait voir !…

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Le truc qui me faisait le plus flipper, c’était ses chiens… En màªme temps, tu comprends qu’il ait eu envie d’àªtre peinard, tu vois… Le mec, il avait rien demandé à personne… Il vivait sa vie, point barre… Ici, c’était peut-àªtre pas le bon endroit pour ce genre de trip… Chaque fois que j’allais répéter au local, je mettais mon étui de guitare entre moi ses chiens… Il avait laissé pile la longueur de chaîne qu’il fallait… Trop flippant… Il faudrait écrire une chanson un jour, sur lui… T’en croises pas cinq dans ta vie des mecs comme lui… Jusqu’au bout de son trip il était allé… C’est fort, à§a… Couper les ponts comme à§a, je sais pas si j’en serais capable… En tout cas, pour moi, pas maintenant, tu vois… Un truc un peu psyché… J’avais noté juste un titre, une fois : Talking with the dead man… Toute ma vie, je m’en souviendrai… Trop fort, tu vois… Il m’avait bien mordu son putain de clébard… Un truc de dingue qu’on a vécu ce soir-là … Comment j’ai halluciné grave quand il nous a dit d’entrer… Comment il a levé la main pour calmer ses chiens… Juste un geste et ils filaient doux, tu vois… Déjà à§a, tu vois… Et puis l’ambiance… Il faisait nuit et tout… On avait fumé grave aussi… « Le Bouc » qui nous appelle et tout… Màªme il nous fait rentrer, tu vois… Un bordel là -dedans !… Des machines à laver désossées, des vieilles télés, des ordis démontés… Des piles, j’te jure !… Et comment il t’a soigné la main… C’était trop flippant… Des espèces d’herbes séchées qu’il a sorties d’un bocal… Il marmonnait un truc, style chaman et tout… Il nous a màªme servi un coup de gnà´le, le mec… Cool, tu vois… Une bouteille trop stylée, avec une vipère dedans… J’te jure, une vipère !… C’est quand on a voulu partir que je l’ai senti un peu mal… Comment il t’a chopé la main !… Le mec, il m’arrache une bague, tu vois… On a rien vu venir… Direct, le mec… Il prend la bague et il me fait… Un truc style : comment tu peux porter des morts dont tu connais màªme pas le nom, tu vois… Un truc énorme !…

generated by : Un étrange àªtre humain (ou plusieurs) vivant dans une vieille maison en ruine loin des quartiers populaires (soit dans le vieux Nord-Est ou un pays lointain et exotique). On le soupà§onne (en se basant sur sa silhouette et ses habits) de n՚àªtre pas complètement humain. H. P. Lovecraft, The Commonplace Book, note 212.

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