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c’est aujourd’hui

C’est aujourd’hui que paraît C’est, aux éditions publie.net. Au départ, la lecture du C’était de Joachim Séné sur son expérience professionnelle passée, et l’adaptation de la contrainte d’écriture : noter, au présent, une série d’observations, de réflexions désordonnées, d’images sur le métier d’enseignant, le quotidien dans un lycée. Ces notations ont été consignées ici, sur le site, selon une fréquence irrégulière, sur une période de presque deux années scolaires. Un grand merci à Roxane Lecomte pour l’accompagnement dans le travail de révision du texte, et pour la couverture.

les premières lignes :

c ?est attacher le vélo au grillage du parking, regarder les arbres du parc à cà´té, traverser le parking exposé au nord, à l ?ombre quasi tout le temps, ses graviers sombres, c ?est franchir une série de portes, croiser le flot des élèves, remonter à contre courant, c ?est traverser la cour, y croiser des plantes chétives dans des bacs, c ?est monter des escaliers sans un brin de lumière naturelle, c ?est renoncer à la lumière du jour, travailler sous celle des néons, et la fatigue des yeux le soir, c ?est ne pas prendre ses lunettes parce que le tournis quand lever la tàªte regarder plus loin que la page, c ?est la machine à café et se rappeler qu ?à en boire trop on se prépare des nuits à trous, c ?est, de la part des collègues, les « je peux te voir deux minutes ? », c ?est devoir se souvenir de prénoms, et le mal qu ?on a à force, à mémoriser tous ces visages, associer à chacun une série de syllabes, c ?est résister à l ?envie de réduire les élèves à des séries, des types, c ?est, entre deux heures de cours, trouver une salle isolée, un poste connecté au web, et écrire un peu, avoir le sentiment de sauver la journée, de ne plus se réduire à la nécessité du travail, c ?est en sourire, et encore une fois constater que pour soi, ce qui s ?est inscrit à l ?à¢ge qu ?ils ont en face, à l ?à¢ge où pas sérieux, aura été tellement décisif

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