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c’est

c’est (43)

c’est le poste de télé au fond de la salle, posé sur un meuble à roulettes, le lecteur dvd et vhs, c’est se demander qui s’en sert encore quand le vidéoprojecteur, c’est voir sa silhouette sur la vitre de l’écran, réprimer l’envie d’une grimace, continuer les aller-retours entre les rangs, les regarder écrire, tellement de manières de se tenir devant une feuille, se tenir ou non la tàªte, via nuque ou front, paume ouverte ou poing fermé, s’allonger presque sur la table, dos de traviole tàªte reposée sur l’avant-bras, se tenir droit, raideur parfois dans les épaules, c’est le regard sur la feuille, au plafond, sur un objet de la trousse, parfois le manipuler, c’est les yeux au plafond, c’est fermer les yeux pour accéder à la mémoire, c’est presque jongler entre effaceur et stylo, c’est le pen spinning soudain disparu et tant mieux — ce qu’il y avait là de compulsif, d’obsessionnel —, c’est la main passée dans les cheveux ou de deux doigts vérifier les mèches obtenues grà¢ce au gel, c’est la feuille posée perpendiculaire à la chaise, cette drà´le de faà§on de ne pas écrire de front

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