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c’est

c’est (34)

c’est les dernières heures de cours de l’année, les rangs clairsemés, se demander ce qui les pousse à revenir, l’impression que libérés de la masse du groupe on pourrait faire mieux, faire plus, c’est les dossiers à remplir dans l’espoir qu’un projet soit financé, l’expression intervenant extérieur — les enseignants seraient donc des intervenants intérieurs ? — c’est préférer appel d’air à intervenant extérieur — de toute faà§on on fait comment pour venir entre et demeurer extérieur ? — c’est les dossiers qu’il faut remplir via traitement de texte mais envoyer en version papier, pas de courrier électronique, et en double exemplaire s’il vous plaît, c’est croiser le dimanche soir un ancien élève sur une scène, causer un peu, se dire qu’on avait l’à¢ge qu’il a aujourd’hui quand on l’a eu en classe, qu’il a eu raison de continuer dans la musique, màªme si les réflexions de conseil de classe, que trop de temps il faut savoir limiter àªtre raisonnable les études d’abord, parce que c’est d’ingénieur qu’on a besoin, pas de saltimbanques, mais n’empàªche rester scotché pendant concert sound painting, et plaisir de voir un mà´me qui a conduit sa vie, ce quoi on a peut-àªtre pas toujours su faire, c’est peut-àªtre à§a aussi parfois devenir prof, ne pas toujours àªtre à la hauteur des choix et du travail qu’ils impliqueraient, et comment on demande à des gosses de choisir s’orienter et bosser toujours plus, c’est se dire que bientà´t s’arràªteront ces notes, et le sentiment de n’avoir rien dit, vaguement approcher

Chantier ouvert après lecture du C ?était, de Joachim Séné, paru initialement sur le convoi des glossolales, repris ensuite en versions numérique et papier chez publie.net, et consacré au travail d ?un informaticien dans un openspace. à‰voquer le boulot de prof, non pas avec le recul de qui l ?a quitté, mais comme un présent : c ?est. Réflexions désordonnées, images qui se proposent. Démarré en septembre 2012, poursuivre jusqu ?aux prochaines vacances d ?été.

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