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Articles

murs #2

Vierzon, 22 rue Paul Lafargue

30|01|18

journal vidéo du 30 janvier 18

poussière confuse de bicoques neuves

Ici se fait jour la laideur particulière aux zones d ?urbanisation récente qui commencent à ceinturer un peu partout les villes : le cœur gris et bleu (ou gris et rose) des anciennes cités, serrées comme un poing autour de leurs ruelles, est noyé progressivement, ainsi que le cœur d ?un astre éclaté, dans une poussière confuse de bicoques neuves, qui (...)

le désordre des intrigues

Le désordre disais-tu des intrigues derrière les murs de la ville habitée, le désordre parce qu ?à toi inconnues, mais aussi parce que cris et pleurs souvent, derrière les murs et au-dessus des plafonds, derrière les murs et sous les planchers, comme au-dessus de ta tàªte cette femme qui chiale au téléphone, et tout ce qu ?elle dit quelle importance, (...)

sur la place de Marennes | pistes #3

Elle lisait les faits divers dans le journal Sud Ouest. C’était rare qu’on en parle à la télé ou à la radio de ce qui se passait ici. De là à croire qu’il ne s’y passait rien. La vie allait, comme ailleurs. Elle avait l’habitude de croire que la vie allait moins vite dans cette partie du pays qu’elle habitait. Ici on (...)

vases communicants / Christopher Selac

Reprise de la participation aux vases communicants, après interruption estivale. à‰change avec Christopher Selac, en partant de quelques constats simples : on habite tous les deux la région Centre, lui à Bourges, moi dans l’agglo orléanaise, alors pourquoi pas situer chacun notre texte dans la ville de l’autre ? Ensuite, il se trouve (...)

sur la place de Marennes | pistes #2

La ville était un roman. Mais elle ne l’avait pas lu. Elle en connaissait des extraits, comme la présence de l’océan à une vingtaine de kilomètres, les guerres de religion et les deux marais à proximité, la fàªte foraine en septembre et l’usine de moteurs, la radio locale Hélène FM — mais sans avoir jamais lu Ronsard, parce (...)

une ville perdue, éclopée, vide

(...) à§a, c’était la voix que je n’écoutais jamais. Parce que si ৒avait été le cas, je n’aurais pas bougé de la ville où j’étais né, j’y aurais travaillé à la quincaillerie, aurais épousé la fille du patron, fait cinq gosses, aurais lu les bandes dessinées du journal du dimanche matin, calotté les mà´mes (...)

21|02|18

journal vidéo du 21 février

Tout me paraît calme et florissant

Tout paraît calme et florissant. Le ciel est un mirage pour initiés. Une plume vole. C’est la dernière note d’un soupir. Mais il fait nuit. On entend son pas gronder au loin. Mais tout a déjà été rendu il y a longtemps. Du plus loin de l’horizon une tache noire se met à grandir, soulevant la poussière. Il n’y a plus de mirage (...)

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