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au fil des jours

carcasses

Marseille, janvier 1966. Au bout d’un treuil, balancé entre sangles, pattes raides et tête en mouvement, le débarquement d’un cheval mort de froid. Vingt fois l’opération se répétera. À vingt reprises hisser hors du cargo les carcasses, poser au sol, ou plutôt dans un camion, décrocher. Corps qui s’enchevêtrent avant équarrissage. Pendant que soi, encore au chaud au creux d’un ventre. Rien d’un signe. Pour cela, il aurait fallu apprendre à croire en sa place au monde. En sa venue.

photos attelage.org

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