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notes sur le blues

you mean, pollution

Année de seconde, cours d’anglais, dire ce qu’évoquait pour nous les à‰tats-Unis, finir par lever la main et prononcer de mon mieux Muddy Waters, obligé de répéter, puis une fois que la prof eut compris les quatre syllabes lire la gàªne sur son visage, incapable de voir où je voulais en venir avec mes eaux boueuses, et tout à coup sourire aux lèvres, heureuse d’avoir enfin trouvé : pollution... Non, la pollution, c’était pas trop mon affaire. Des eaux boueuses, connaître celles du Mississipi, à cause de la pochette de ZZ Top, Mississipi mud, mais la pollution, non, rien d’un écolo... D’un chanteur de blues qu’il s’agissait. Connaissait pas. Affronter l’ironie facile, que choisir pareil nom de scène... Are you sure ? Une question dans le genre, histoire de mettre en doute, que je me souvenais pas bien. De quoi donner envie de retourner chez le disquaire près de l’église Saint-Pierre et dépenser peu à peu la paye de l’été, deux pleins bacs de blues, dont un entier d’import... The real folk blues collection. Et se retrouver un peu plus à distance de la culture légitime.

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