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entre deux | notes

cesser d’écrire

Pourquoi se refuser à admettre qu’écrire se rattache rarement à une impulsion pleinement autonome ? On écrit d’abord parce que d’autres avant vous ont écrit, ensuite, parce qu’on a déjà commencé à écrire : c’est pour le premier qui s’avisa de cet exercice que la question réellement se poserait : ce qui revient à dire qu’elle n’a fondamentalement pas de sens. Dans cette affaire, le mimétisme spontané compte beaucoup : pas d’écrivains sans insertion dans une chaîne d’écrivains ininterrompue. Après l’école, qui emmaille l’apprenti-écrivain dans cette chaîne, et le fait glisser déjà d’autorité sur le rail de la rédaction, c’est plutà´t le fait de cesser d’écrire qui mérite d’intriguer. Julien Gracq, en lisant en écrivant

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