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notes sur le blues

pistes/listes

pour continuer : guitare rudimentaire, boîte à chaussures et élastique achat de la guitare, méthode Dadi chaîne hifi cassettes audio magnétophone radiocassette disques séances d’écoute du mercredi après-midi : pas si nombreux ceux qui disposaient d’une chaîne dans leur piaule : deux jumeaux à qui leurs parents en avaient offert une d’occasion, et une fille qui vivait seule avec sa mère parmi les écoutes du mercredi, deux albums de Tom Waits (grande dette au disquaire qui nous fournissait et conseillait !) : Blue Valentine et Heart attack and wine ; ce gars-là imposait le respect parce que solitaire déjanté, le papier journal jauni de la pochette, auréolé de taches de vin rouge suffisait pour en attester, et puis la voix si rauque (on disait éraillée, plus tard on dirait pétée avec l’air entendu que le whisky et la fumée...) qu’il était de bon ton de dire que les rockers avaient pillé blues revival, blues boom premier ampli guitares magasins de musique machine à remonter le temps (ou de ZZ Top aux work songs) Hendrix : blues d’Hendrix, Red house et Belly button window (hasard des rééditions qui tombaient sous la main) ; impression alors que des morceaux à part dans son répertoire ; n’avoir compris que bien plus tard que lui aussi venait en ligne directe de cette culture-là (ce bus dans lequel il ne serait pas monté pendant une tournée et que là démarre autre période, autre approche musicale ; et loin de la tournée américaine enregistrer en Angleterre)

Buddy Guy déclarant que beaucoup de son jeu dans la manière d’Hendrix mais que lui demeuré dans l’ombre (amertume, période où sans contrat discographique)

jouer, chanter (ce qui s’y niche) Chicago Checker Board lounge... blues (l’attirance pour le mot blues a été contemporaine de celle pour le spleen découvert chez Baudelaire) ; des mots pour traduire l’indéfinissable des territoires intérieurs (soul est aussi de ceux-là ), ce que permet l’usage de la langue anglaise (ce qu’on s’autorise à son usage) : qui pour sans sourire parler d’à¢me ?... ce qui dedans images, ràªveries rock alternatif et punkeries radio (des disques qu’on choisit) lieux associés, évoqués : Mississipi, Chicago, gares, carrefours, routes, bars, clubs scènes types associées aux lieux thématique de ce que Gracq nommait la dépression crépusculaire ou I hate to see that evening sun go down géographie des à‰tats-Unis via des chansons (Chicago, Nouvelle Orléans, Memphis) hobo, errance, route et enjeu social (et Kerouac qui pointe son nez) d’une écriture via collage de phrases types (ou phrases clichés), beaucoup pratiquée par chanteurs de Chicago gri-gri, magie, vaudou (mojo et autres black cat bone, vestiges d’une culture agricole) ; seventh son... ce qui, gamin, était présent de croyances magiques dans le discours des adultes (autre monde paysan, autres vestiges de sorcelleries) sun’s gonna shine in my back yard some day

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