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tu dis (16)

tu dis : « Celui qui jongle, il fait quoi de ses mains une fois qu’il a fini ? » tu dis : « Il reste quoi dans le souvenir du jongleur, sinon toute l’attention entrée dans son corps ? » tu dis : « Jongler avec les mots ? Si et seulement si des trajectoires neuves. » tu dis : « Du poème au tour de passe passe il n’y avait qu’un (...)

tu dis (6)

tu dis : « Ce n’est pas passer à côté des jours qui me fait peur, mais demeurer sur le seuil... » tu dis : « Qu’il fasse jour ou pas quand tu te réveilles, c’est pas ça l’important : mais qu’il y ait des sons qui te parviennent du dehors, histoire d’être sûr que ça existe encore le monde autour. » tu dis : « Le (...)

tu dis (8)

tu dis : « Quand je marchais dans la ville la nuit, je savais pas que c’était dans le silence que j’avançais. » tu dis : « C’était rassurant de suivre le fleuve, lui emprunter sa direction. » tu dis : « Quand tu marches à deux dans la nuit, le moment où sans rien convenir on finit par se taire... » tu dis : « Leurs lignes noyées dans (...)

tu dis (10)

tu dis : « On croit en avoir fini avec le dehors et il suffit d’un jour de pluie... » tu dis : « Pas tellement que la pluie me gêne assis devant l’écran du bureau, mais qu’elle dure : une telle affirmation dans la dilution grise. » tu dis : « La pluie parfois redouble, comme l’angoisse... » tu dis : « Pas que l’angoisse (...)

tu dis (12)

tu dis : « Le moment où l’orage va éclater, mais c’est un avion de chasse qui traverse le ciel... » tu dis : « Tu gardes les yeux fermés, et tous les bruits autour, tu les prends, tu les amènes jusqu’à toi, tu les nommes, tu parviens parfois à imaginer les formes, et tu sais seulement que le monde autour continue sans ton regard... » (...)

c’est (24)

c’est tà¢cher de faire un peu de place à la littérature, son questionnement, ne pas se décourager à voir la place qu’elle tient dans les vies qu’on croise, c’est souvent voir les visages se figer dubitatifs devant les textes, la faà§on qu’ont certains de les regarder de biais, ne jamais se placer en face, peut-àªtre dans la (...)

tu dis (3)

tu dis : « J’ai appris à me méfier de tout, même des promesses du matin. » tu dis : « Ce ne sont pas les jours sans qui me font peur, ni le silence qui les accompagne, mais ce qu’ils permettent, la possibilité alors de percevoir ces bruissements indistincts, incertains, et me demander : gros de quoi ? » tu dis : « C’est un étoilement (...)

tu dis

tu dis : « Donnez-moi n’importe quelle phrase, que je la garde en tête, la triture, la malaxe et qu’il n’en reste rien ou presque : quelques gouttes de sens séché en croûte. » tu dis : « J’ai tenté d’appliquer des mots sur mes plaies, couche à couche, patiemment, mais c’était pure confusion : panser c’est aussi (...)

c’est (15)

c’est lire La neige était sale de Simenon, toute une partie du récit où un collège est devenu centre de détention, Kafka pour inter-texte, c’est, en attendant les élèves, tourner en rond faire les cent pas dans une salle de cours, mentalement évaluer la surface de ce qui pourrait devenir cellule, s’y projeter un instant, c’est se (...)

c’est (11)

c’est le paquet de copies en évidence sur le bureau, repousser l’échéance, finir par s’y mettre, c’est rarement jouir de s’en àªtre débarrassé, soulagement du pensum accompli, parce que tout le boulot encore à accomplir avec la classe, l’impression de ne pas avancer, vertige des écarts si grands d’un mà´me (...)

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