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au fil des jours

US trip #2

Dix jours dans la ville sans écrire un mot. La quitter demain. Noter en vrac ce dont je me souviens. Ce qu’entendu dans le métro, deux femmes, they say New York New York et la litanie des galères pour qui arrive là et compte y vivre mieux qu’ailleurs. Stand clear of the closing doors. Ville sonore : le chantier de l’immeuble en construction à côté de la chambre et la voie express ; dans le Bronx près de l’hà´tel sonos des voitures et des ateliers où monter des pneus ou des autoradios — ce coffre de 4x4 rempli ras la gueule de caissons de basses et d’enceintes ; sonos dans le parc où barbecues du soir, à travers les fenêtres des immeubles ou en bas des immeubles ; musique latino dans toutes ces variantes, rap, reggae, calypso, afro-cubaine ; dans Manhattan, motards qui jouent du rock — c’est à§a aussi le monde vieux qui s’agrippe ; et cette façon de parler fort partout où on se trouve. Langue espagnole qui gagne du terrain (et comment en métro, du Bronx à Manhattan en passant par Harlem, l’anglais progresse et les peaux s"éclaircissent). La géométrie de la ville, dans sa structure comme dans ses constructions, fournit des points d’appui mentaux et visuels. Aveugle traversant le wagon de métro dans un sens puis dans l’autre, les billets qu’on lui met en main ; clochards le matin à Union square ; frontière qu’est la 110ème rue nord Central park ; l’appel à témoins près de l’hôtel pour une femme tuée là et les fleurs en plastique attachées à une grille auprès. Librairie Barnes et Noble, signe ou hasard, plus un exemplaire du I remember de Joe Brainard.

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