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ICI, AILLEURS

que les choses soient claires

parce que du mal à intellectuellement comprendre et humainement admettre que soient attaqués avec autant de violence et de mauvaise foi les positions d’un homme et d’une structure qui pour moi se caractérisent par leur générosité, leur bienveillance critique et leur aptitude au partage, décidé de reprendre (avec son accord) le texte qui suit de Joachim Séné :

Un type tout seul qui a raison vs le plus gros éditeur numérique de DA WEURLD. (d’après my innvestigéchionne)

Au début j’ai essayé de suivre, j’avais déjà raté des épisodes, d’autant plus difficiles à rattraper qu’ils avaient été modifiés, réécrits, au moment où j’ai débarqué (pourtant pas longtemps après le début).

En fait j’attendais une réponse de Laurent Margantin, mais rien. Alors j’ai dà » comprendre tout moi-màªme.

Arriver à la raison tout seul.

Sans la perdre.

(Et puis je sais que tout le monde n’a pas tout lu, pas tout vu passer, alors j’essaie ici de rassembler des éléments…)

Laurent Margantin crée une web-association car il ne se retrouve pas dans la web-édition : fort bien ! Mais pourquoi attaquer avec cette virulence (et une autre disparue d’après ce que j’ai compris, j’y reviendrai) la GRANDE maison d’édition Publie.net que quand tu demandes dans la rue tout le monde te le dit : "ah ! Publie.Net ? Oh mais on les voit partout y’en a marre ! à€ bas le monopole !" Ne pas àªtre d’accord avec la web-édition est une chose, mais…

Et là en fait… oui, j’ignorais totalement…

Alors, j’ai fait mon enquàªte…

et…

Rà‰Và‰LATIONS !

Publie.net brasse un pognon tel grà¢ce aux téléchargements phénoménaux de ses auteurs, qui certains jours ralentissent internet (oui, c’est Nerval.fr et Publie.net, cherchez pas plus loin, et TiersLivre aussi forcément), que les éditeurs papiers sont menacés.

Tous.

Sans exception. Les petits bien sà »r, mais les gros aussi.

C’est évident.

Et La Quinzaine qui connaît des difficultés de financement ? Et si c’était un coup de Publie.Net ?

Après tout, Laurent Margantin le dit ici (de Publie, Nerval, Franà§ois Bon mais sans nommer) : "Genghis Kahn de l’édition", "obsession économique", "coterie" …

(Mais apparemment tout ceci ne serait pas des insultes.)

Et puis sur twitter LM parle des "laquais" qui défendraient Publie.Net (je parle au conditionnel car lui-màªme reste dans le flou à ce sujet, par tweet isolé mais parfaitement compréhensible tout de màªme… nous sommes laquais mais pas benàªts, hi hi :-) ). Ensuite il trouve que le mail de Gwen Catà la illustre "la dérive clanique".

(En passant : il s’agit à mon avis d’un mail d’ordre privé dont l’origine se situe dans le contrat signé, et je me pose la question de savoir s’il est légitime de la part de LM de le publier ? Non ? Enfin, bon, à§a me regarde pas.)

Oui, car LM n’a pas commencé par discriminer, c’est à dire créer le clan. Noooon. Bien s࠻࠻࠻r .

Un éditeur doit accepter à§a, et surtout, pire bien sà »r : l’insulte, la diffamation, mais c’est à§a la liberté d’expression ne le saviez-LOL-vous pas ?

Hein ! Faut accepter la bagarre ! Ne soyons pas allié, ne faisons pas chacun son truc de son cà´té, c’est à dire cà´te à cà´te, c’est à dire laissant faire l’autre parce que les temps sont durs pour tout le monde et surtout pour la poésie, noooon, que nenni ! Mieux vaut un bon "grr… je suis plus fort que toi ! mon gros stylo écrit des trucs plus méchants et super justes ahah !"

(Ah… pourquoi ne s’est-il pas masqué tel un soupeur-hiro pour ne point àªtre reconnu ?)

Bref, je considère que la web-asso et surtout sa présentation par Margantin, faà§on "You’re either with us, or against us", a brisé quelque chose. Un équilibre qui existait sur le web, loin des préoccupations claniques, justement, du monde ancien, et à§a devait manquer à LM qui a ramené violemment ce moyen-à¢ge par son dénigrement injustifié, quand il lui suffisait de dire qu’il ne pensait pas que c’était un modèle pour le web, que de faire payer une revue en ligne, et qu’il préférait développer quelque chose à cà´té, sans parler de "la Firme", ni de "coterie" ni de "littérature-variétés"…

Bref juste en se concentrant sur l’écriture… pourquoi vouloir casser ? Parce que à§a "ferme" le web ? Ah bon ? La force de nerval.fr serait d’avoir FERMà‰ LE WEB ??? Tu te rends compte, lecteur, lectrice ? FERMà‰ LE WEB !? PUTAIN VITE OUVREZ LA PORTE … euh la fenàªtre … euh la pop-up … non mais LOL en fait quoi.

(Oui, alors, donc, je disais, "Firme" vient d’un texte paranoà¯aque écrit puis retiré par LM, une sombre histoire de police… Dommage à§a avait l’air drà´le. Alors c’est facile à§a aussi, de l’écrire, de le faire lire, de le retirer, et de jouer les victimes, de crier à la censure…)

Que LM conteste la notion d’éditeur, dans sa grande indépendance et intégrité et logique, est assez comique quand on sait qu’il écrit dans La Quinzaine (mais ne parle pas de littérature numérique, hein, ou alors on me l’a caché, je connais mal ce magazine j’avoue, en tout cas apparemment on y mélange pas tout) et veut conserver ses bouquins chez Publie.Net.

Car oui, on peut retourner sa veste, insulter publiquement, nuire, mais garder ses billes chez l’éditeur incriminé au lieu de les diffuser soi-màªme comme on le vante (puisqu’il garde le droit de les diffuser, précisons-le, le contrat Publie.Net n’est pas un cadenas comme dans le monde ancien.)

Ben oui, suffisait d’y penser !

à€ part à§a, que dire ?

On connaît ce modèle de la web-asso, ou quasiment, Margantin n’a pas encore inventé l’eau chaude et Remue.Net on connaît depuis longtemps (revue gratuite), les Vases-co on connaît (libre échange de textes), Les 807 (autre forme de revue), et Pastiches.Net aussi, tout à§a gratuit, avec des invités (cf. la chambre d’amis de Christophe Grossi), et puis on connaît les commentaires, les citations, les lectures… Alors oui, le système on le pige vite et pourquoi pas son modèle de web-asso comme étape supplémentaire, sur un autre plan que Nerval.Fr qui est une revue payante…

Ah mais pardon, les journaux papiers sont payants, mais pas les journaux web.

"Moi j’écris dans un journal payant mais toi nan, passque t’es sur internet, nananèreuh !"

OKER.

Et là je m’inquiète car… LM vit peut-àªtre le syndrà´me de Jack Torrance… ? Ouch… on espère pas… Mais si je vais à La Réunion un jour, je ferai attention aux haches au détour des palmiers.

Non mais, sérieux, je ne plaisante qu’à moitié avec le syndrà´me Jack Torrance à La Réunion car c’est à Isabelle Pariente-Butterlin (qui se fait insulter par ailleurs par Claude Favre, soutien de poids sur Twitter de LM dans la web-asso, de "pute" et de "nazie", mais c’est une autre histoire) que LM a déclaré "Si je concevais mon blog comme une île je me foutrais une balle" et je me demande si LM voit assez de monde, et si quelqu’un là -bas pouvait s’occuper de lui.

Merci.

Non mais sérieusement.

Moi-màªme, vivant partiellement la situation d’auteur dans la solitude des lieux d’écritures tandis que le monde bouge autour de moi mais sans moi, je m’inquiète pour moi-màªme de prendre tant au sérieux tout ce foin paranoà¯aque, et je me dis que je plonge dans la polémique pour les màªmes raisons médicales que LM. 

Gloups.

Non allez, je plaisante, je ne veux traiter personne de fou (ah zut, trop tard, je crois que j’ai prétérité) simplement un petit problème d’ego chez Margantin… ?

Car au fond, je constate bien, à ce que j’entends, à ce que je lis, à la rumeur web écrite et non-écrite, que Publie.Net a une vraie reconnaissance, une reconnaissance sur le web, mais aussi hors du web par des invitations, des lectures, des ateliers, dans des lieux hors du web mais qui l’écoutent : universités, lycées, bibliothèques, centres régionaux du livres, etc. Je le sais, il y a des échos, des reprises, des propositions, je ne me plains pas, je ne pleurniche pas à la poésie pas lue, pas vendue, pas ceci, pas cela, je dis juste que à§a reste un peu confidentiel (mais sans juger à§a négativement ni positivement, simplement que ce n’est pas une quelconque hégémonie économique ou je sais pas quoi) et un peu lu, et c’est comme à§a pour tout le monde qui ne vend pas du Marc-Amélie Mussbecq, papier ou pas.

Alors Margantin, de fait, par la calomnie, cherche à casser cette reconnaissance… Dans quel but ? Pour récupérer une audience ? Rechercher la reconnaissance d’àªtre un hater ? Pour des convictions ? Des convictions qui feraient que le fonctionnement de Publie.Net serait à jeter en 2013 mais pas en 2010 ? Qu’une revue peut àªtre payante en papier mais pas en ligne ? Je paye Médiapart et n’achète pas Libération papier, est-ce que cela a un rapport ? Est-ce un coq, est-ce un à¢ne ? Non c’est Superman ?

Allez, je vais prendre un valium (moi) et je reviens.

JS / 13 juin 2013. *

[ j’avais mis à§a au départ, pour clore : Spinoza, tweeté aujourd’hui par I. P.-B. : "L’orgueilleux aime la présence des parasites ou des flatteurs, il hait celle des généreux. — Spinoza, à‰thique, cor. de la prop. LVI." ensuite j’ai regretté, mais j’oubliais, j’avais peur, mais il faut pas, à§a va aller, alors je laisse m’affublant également de l’étiquette de "parasite", pour voir relayé, augmenté, ce débat qui nuit à la vraie générosité, la sagesse, le travail, l’écriture, le lecture ]

Voir en ligne : ce qu’en dit Anna Jouy (et qu’on pourrait partager aussi)

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