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au fil des jours

fictions innombrables

Parce qu’il est bon de se raconter une histoire, de s’inventer des genèses : Fictions. Fictions innombrables de soi qui s’ajoutent aux strates de toutes les fictions inventées et produites par la machine. Et aussi, à§a : veiller contre soi, contre le récit soi-disant de soi et d’un nous imaginaire. Veiller contre l’illusion d’àªtre de quelque part. (...) Qui m’a préparé à vivre dans cette inquiétude ? Quelle école, quel professeur m’ont enseigné l’art de vivre en suspension, sans origine ni destin ? Qui m’a dit : Tu verras, petit, plus les images s’imprimeront en toi, plus elles rejailliront, par bribes, sans que tu t’en aperà§oives. Les images vues, les séquences enregistrées. Chaque chose recouverte du voile des fictions innombrables. Et la peur, toujours, la peur et l’effroi des histoires importées. Camille de Toledo, L’inquiétude d’àªtre au monde

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