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c’est

c’est (25)

c’est faire grève, partie par convictions, partie par lassitude, c’est ne pas trop chercher à démàªler la proportion exacte, c’est s’accorder du temps seul dans une maison vide, journée sans défilé des visages, et sans porter la voix, c’est lire qu’un flic débute à traitement plus élevé qu’un instit’, c’est entendre à la radio grogne dans la fonction publique, rien d’autre que nappe de paroles, chape de non-dits, c’est le serpent de mer des rythmes scolaires, rallonge d’un demi-journée quand à l’école primaire d’à cà´té les gosses arrivent à sept heures et demi pour la garderie et repartent à dix-huit heures, quand c’est pas un peu plus tard parce que à§a roule mal, c’est le mot péri-scolaire dans la bouche d’une ministre de la réussite à l’école et se méfier du fourre-tout que à§a sous-entend, c’est plutà´t que le changement des horaires de travail des adultes, au nom de la nécessité qu’ils passent du temps avec leurs gosses, préférer bidouiller dans le flou à l’école, c’est se dire qu’au moins ce boulot m’aura permis de partager du temps avec mes mà´mes

Chantier ouvert après lecture du C ?était, de Joachim Séné, paru initialement sur le convoi des glossolales, repris ensuite en versions numérique et papier chez publie.net, et consacré au travail d ?un informaticien dans un openspace. à‰voquer le boulot de prof, non pas avec le recul de qui l ?a quitté, mais comme un présent : c ?est. Réflexions désordonnées, images qui se proposent. Démarré en septembre 2012, poursuivre jusqu ?aux prochaines vacances d ?été.

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