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vases communicants

vases communicants | jean-marc undriener

vases co mars 2011

dans la nuit quand à§a respire mal, qu’on se bat pour sombrer, s’enfoncer dans ce noir lourd dur qu’on cherche à cris : se perdre dedans, quand elle nous a à l’usure cette nuit & que sur le corps elle pèse un homme mort, dans la nuit oui quand on se fracture à bouger comme dans sa cage la bàªte bonne qu’à à§a : tourner & se retourner sans quitter les bords – & qu’on dérive le long des marges, qu’on triture les draps & froisse dedans la tàªte, que la poitrine dans son mouvement de haut bas rapide & inutile finit par clouer le souffle là – quand à§a va mal, & que cette nuit dure longue & qu’en venir à bout vide, & qu’elle s’épaissit encore dans les blancs, & que oui, garder les yeux ouverts pour assurer un semblant de survie face à à§a : c’est ce qu’il faudrait, dans cette nuit tunnel de part en part, d’une tempe à l’autre à chercher, chercher réponses, chercher pourquoi, chercher comment & qui & encore cela, quand dans la nuit c’est braqué contre elle qu’on avance encore, aucun recul non, aucune tràªve : avancer contre, n’accepter rien, dans la nuit quand ils gèlent dans le flou, les yeux & que à§a ne vient pas, alors à bout, à bout de tout, au bout, à se toucher le dedans : gratte, gratte un peu de cette nuit sous la paupière démange mais ne vient pas, alors ne vient pas, ne vient pas –

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