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au fil des jours

carnets d’itinérant

14 - 17 juillet 2012

Guenrouà« t – Rieux Levés tà´t, embellie, masses gris noir, averses, et la venture avec un grand V, de face ou de cà´té, raté l ?embranchement pour Rieux, rejoindre la Vilaine, plus de kilomètres que prévu, étendues d ?herbes bordées de jonc, collines, le clocher blanc de Rieux longtemps en ligne de mire, mais sur l ?autre rive de la Vilaine, revenir sur nos pas, trouver le pont, parti en éclaireur avec Etienne, arriver avant que les magasins ne soient fermés, 14 juillet oblige, vers midi à Rieux, seulement une boulangerie, un Intermarché à Rieux dit une dame, pas plus de trois kilomètres, laisser le gamin sur le parvis de l ?église, lieu de rendez-vous donné à sa mère et à sa sœur, l ?Intermarché se situe bien à Rieux, mais dans une commune rattachée, à bien 6 kilomètres du bourg, joie de traverser multiples ronds-points, départementale rouler le long de la glissière, pas bien tranquille, les regards ont changé dans les bagnoles, tout seul avec la tente crado trempée de la nuit dernière sur le porte bagage, enroulée dans le tapis de sol de l ?auvent, vite perà§u comme zonard dès que seul sur la route et sans l ?uniforme du cyclotouriste made in décathlon, pourtant pas non plus l ?uniforme du zonard à chien, short pas bien propre et un espèce de K-way informe, mais tout seul là où on ne fait pas de vélo pour le plaisir, pour la ballade ou pour le sport, là pour l ?utile, bouffe du midi et du soir, un peu plus que le pain de le pot de rillettes qui restent, Intermarché ouvert, acheter un sac à dos pour ramener les courses, dans les rayons un gars qui traîne devant les bouteilles de whisky, le croiser sur le parking, rejoignait son poids-lourd garé sur le cà´té du supermarché, son week-end aura la couleur du William Peel, ne verra pas les bateaux à voile, l ?alternance des lumières depuis la cabine, et puis dormir.

Rieux – Peillac Feu d ?artifice hier soir, les Stones en sourdine sur la sono pendant que la pétarade, foule qui vient s ?agglutiner sur un quai, puis qui reflue, quelques-uns seulement à rester pour le bal, la buvette, voiliers à quai, deux mondes qui se frà´lent, chien qu ?on descend du bateau, sac poubelle qu ?on emmène, coup d ?œil bref à ce que la masse venue regarder, départ tà´t parce que dimanche, trouver de la bouffe, encore et toujours, devant le super U de Redon un type à lunettes de cycliste, casque et coudières, conversation qui s ?amorce, le temps que je fasse les courses il a regonflé toutes nos roues, màªme offert un paquet de gà¢teaux aux gamins, se propose de nous accompagner un peu, annonce un passage dangereux où forcés de couper à deux reprises la départementale, renseignement exact, rouler en discutant, canal construit par les bagnards, se dire que des corps tout au long du tracé, évoque un bouquin de Kergrist sur la tranchée de Glomel, coin avec gros dénivelé, écluses les unes à la suite des autres, plein de bagnards y seraient restés, tà¢cher de se procurer le bouquin, aller jusque par là une autre fois, pas prévu de pousser aussi loin cette fois, de fil en aiguille apprendre que lecteur de Céline et Kérouac, et qu ?hors ces deux-là pas de salut, pratique ce qu ?il appelle écriture par collage, drà´le de bonhomme qui adore rouler la nuit avec lampe diode, 73 balais, cassés de partout, prof à la retraite, célibataire, ne rien dire quand à deux reprises déclare que sans notre rencontre serait peut-àªtre retourné se coucher, retrouvé l ?après-midi la famille croisée à Blain, Elsa ravie d ?encore retrouver sa copine, de la route et des rencontres, espérer que le temps tienne puisque tout de nouveau sec.

Peillac – Le Roc Saint André Journée de repos à Peillac, trois églises pour un patelin quasi désert, dépà´t de pain au bar, le boucher vient boire ses coups de blanc en voisin, entre deux clients, piscine municipale jouxte le camping, tous les ados du canton viennent y passer l ?après-midi, camping quasi désert, constater qu ?on peut, à¢gé d ?une vingtaine d ?années, lancer un frisbee à son chien toute la journée, à peine si s ?arràªter le temps d ?un coup de fil au portable, chien couché la queue qui bat devant son maître accroupi frisbee en main, passage par Malestroit, pas moyen de trouver un Maigret pour le fiston, pas de trace du bouquin de Kergrist, du thriller à la pelle, les auteurs locaux, librairie maison de la presse salon de thé, peut-àªtre bien les sandwiches aux touristes qui rapportent le plus, rythme pris, trajet avalé dans la matinée, quitter le canal demain pour remonter vers Brocéliande, discuté avec la famille croisée depuis Nort-sur-Erdre, rando d ?un mois et demi aller retour le long du canal, les parents et quatre gamines de 2 à 9 ans, retourner dans les Andes leur ràªve, y emmener leurs gamines, pas que des lanceurs de frisbee ou ceux et celles venues acheter jaja ou bière de la journée ce matin au bidule market de Malestroit, de la vie qui va, de la vie qui ràªve, à§a aussi qu ?on vient chercher au long de la route.

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