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entre deux | notes

remà¢che cette mort

Cependant, si cet homme est lié à votre jeunesse et que sa fin vous ébranle, vous isole, ne vous là¢che plus ? Les camarades remà¢chent leurs plaisirs ; et lui, cette mort. Ils sont emportés par une sorte de tourbillon : et lui, il est immobile - tellement las de cette morne existence du bureau. Ferme-t-il les yeux, alors il se rappelle davantage... le visage d’Albert, son corps, et cette odeur... la nuit... Il ne faut pas que ces souvenirs se dispersent, glissent tout comme l’eau dans le creux de votre main ; qu’il ne sache pas entendre demain les paroles de celui que la mort a frà´lé. Il ne faut pas qu’une nouvelle mort le trouve désarmé — celle de son père, ou celle de sa mère. Eugène Dabit, Un mort tout neuf

Voir en ligne : E. Dabit, Un mort tout neuf

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