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vases communicants / Guillaume Vissac

Vases communicants avec Guillaume Vissac dont on peut suivre les différents chantiers d’écriture sur son site Fuir est une pulsion, notamment son Ulysse par jour, traduit, trahi ou piraté, jour après jour, phrase après phrase. Lire également Accident de personne, Livre des peurs primaires et Qu’est-ce qu’un logement ? chez publie.net Contrainte d’écriture (...)

rien sous la main que le vide

Ce qu’on appelle ridiculement le « travail de l’écrivain » est une oisiveté qui confine à la misère. Il n’a pas de bout de couverture, de tricot, à peine d’agitation manuelle. Ce travail n’apaise pas, il ne dirige pas la pensée hors de soi, il ne fournit pas de dérivation à l’animation propre à un corps. Il n’a pas de corps sous la main sur lequel faire passer (...)

ou de tenir sa langue à jamais

MISE EN PLACE — L’objet est placé devant l’esprit, soit dans la réalité, comme dans l’esquisse (devant un paysage ou une tasse de thé ou un vieux visage), soit dans la mémoire où il devient l’esquisse faite de mémoire d’une image-objet déterminée. PROCà‰DURE — Le temps étant d’une importance essentielle pour la pureté de la parole, langue d’esquisse est un flux (...)

monosyllabes lecture #1

écrire à partir de monosyllabes, creuser le hasard au gré des accumulations qu՚as-tu fait de tes jours / il y va de ta vie / ce n՚est pas coeur pur / ne dis pas que c՚est cool / je ne sais pas je ne sais plus / tu me suis / c՚est mort / rien à faire / tais-toi / suis ta pente / c՚est mort et tu ris / bel et bien con / seul / c՚est vie noir et blanc / à§a va à§a (...)

à§a demande du temps d’élucubrer

à§a demande du temps d’élucubrer, du temps et puis de l’application ; un boulot énorme ; pas le choix, tu rognes à pleines dents sur les nuits ; à§a a beau te faire mine de papier mà¢ché, flou et fièvre sur la rétine ; y a rien à faire, c’est plus fort que toi ; màªme si, de temps en temps, tu lèves le pied ; tu jures que compris, temps de calmer le jeu ; mais tu finis (...)

seuil

Quand s’ébranla le barrage de l’homme, aspiré par la faille géante de l’abandon du divin, des mots dans le lointain, des mots qui ne voulaient pas se perdre, tentèrent de résister à l’exorbitante poussée. Là se décida la dynastie de leur sens. J’ai couru jusqu’à l’issue de cette nuit diluvienne. Planté dans le flageolant petit jour, ma ceinture pleine de saisons, je (...)

des jivaros

des jivaros c’était ; ils avaient beau dire, se coller des noms pour donner le change ; des jivaros ; et tous sans exception ; il fallait voir comme ils s՚approchaient de vous, prenaient leur temps avant de vous agripper soudain ; vous étiez pris, plus possible de bouger faire un geste, vous enserraient sévère ; vous aviez beau tenter de gueuler vous agiter (...)

c’était pas dire le monde

c’était pas dire le monde, seulement en écumer le jargon

heureusement que dans la vie, la vraie comme ils disent

heureusement que dans la vie, la vraie comme ils disent, il y a toujours quelqu’un pour t’empàªcher de faire des histoires, qui te l’intime ; à§a ne s’arràªterait jamais sinon, en boucle ininterrompue ces longues coulées de mots, ces bouts d’histoires qui surgissent, histoires sans lendemain mais qui pourtant demeurent en tàªte, de celles qui lancinent, présentes (...)

brisé là 

du talon qui s՚abat sentir monter le cri, poussée lente mais tu la sais inévitable, ne rien anticiper : ce serait abandonner – du moins ce que tu crois – ne rien prévoir, mais une fois qu՚hors appréhender ton cri pas tant par goà »t de la table rase mais débusquer ce qui là se niche, surgit quand l՚énergie déployée et que dans tes bras et jusqu՚aux pognes, flux (...)

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