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brisé là 

du talon qui s՚abat sentir monter le cri, poussée lente mais tu la sais inévitable, ne rien anticiper : ce serait abandonner – du moins ce que tu crois – ne rien prévoir, mais une fois qu՚hors appréhender ton cri pas tant par goà »t de la table rase mais débusquer ce qui là se niche, surgit quand l՚énergie déployée et que dans tes bras et jusqu՚aux pognes, flux (...)

vases communicants / Guillaume Vissac

Vases communicants avec Guillaume Vissac dont on peut suivre les différents chantiers d’écriture sur son site Fuir est une pulsion, notamment son Ulysse par jour, traduit, trahi ou piraté, jour après jour, phrase après phrase. Lire également Accident de personne, Livre des peurs primaires et Qu’est-ce qu’un logement ? chez publie.net Contrainte d’écriture (...)

toujours la pluie

toujours la pluie, quelques éclaircies - journée où traquer du passé via le web - à chacun d’y organiser sa mémoire - ses fictions - n’aurais jamais pensé pratiquer l’écriture sous forme épistolaire - à la radio ce midi un universitaire évoque la France invisible - après la silencieuse ! - est-ce que j’effectue un vrai travail ? - on est passé en 24 heures de vrai (...)

rien sous la main que le vide

Ce qu’on appelle ridiculement le « travail de l’écrivain » est une oisiveté qui confine à la misère. Il n’a pas de bout de couverture, de tricot, à peine d’agitation manuelle. Ce travail n’apaise pas, il ne dirige pas la pensée hors de soi, il ne fournit pas de dérivation à l’animation propre à un corps. Il n’a pas de corps sous la main sur lequel faire passer (...)

départ

Reprise du texte paru chez à‰ric Dubois pour les vases communicants de février. Vendredi prochain, échange avec Lucien Suel sur le thème de la route (dans la continuité du départ...). Tout départ est tri. Et donc critique. Tout départ est passage au crible. Tout départ est séparation au-dedans avant màªme d՚impliquer un quelconque mouvement. Et par là (...)

vases communicants / Eric Dubois

Aujourd’hui, vases communicants avec à‰ric Dubois sur le thème du départ. On peut suivre l’écriture d’à‰ric via son blog et son travail de découvreur de poésie via la revue en ligne Le Capital des mots. Tu retiens le geste le nom Je t’appelle te comprends t’abandonne L’adjectif l’adverbe le pronom Nous formons une grammaire sans règles Pas de poncif pas de déjà (...)

ne pas t’encombrer

ne pas t՚encombrer, tu n՚en savais pas plus, seuls mots entendus, seuls mots retenus dans l’indécis du ràªve, tu t՚imaginais déjà table rase évacuer la gàªne, d՚un revers de main qu՚objets et paperasses glissent au sol, et tans pis pour la casse, c՚était simple, brut, définitif, ce qui te semblait du moins, mais tu as su depuis quelle trappe au creux du verbe — tu n՚as (...)

tu dis (9)

tu dis : « J’aime les villes de bord de mer : pour n’avoir qu’à longer... » tu dis : « Les matins de brume surtout, monde sans limites ni contours. » tu dis : « Le pier comme un tunnel sonore, pulsations de basses, cliquetis des pièces, stridences compressées des jeux électroniques, détonations, moteurs en sur-régime, mais l’horizon... » tu dis : « J’aime ne plus (...)

c’était pas dire le monde

c’était pas dire le monde, seulement en écumer le jargon

bascule

tu répétais bascule, mais craignais tant que trappe qui s՚ouvre sous corps qui pend

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