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au fil des jours

ne pas seulement approcher

devoir reprendre les trois premiers chapitres, non que des failles dans la narration, mais devoir adapter l’écriture, celle adoptée pour entre deux manque de fluidité pour un roman noir, trop d’ellipses, de phrases laissées en suspens, inachevées, écriture supposant une expérience commune du narrateur et du lecteur, et désirant ne pas afficher une brutalité inutile, donc laissant au lecteur le soin de poursuivre, sinon de formuler du moins d’apercevoir les masses qui se profilent, couloirs et labyrinthes (lui laisser le soin de nommer les peurs et les failles, ou les approcher par son chemin propre) ; dans le chantier présent c’est bloc par bloc qu’il faut avancer, prendre soin qu’ils soient nets, faces taillées avec précision, c’est de l’accumulation de netteté que peut naître le malaise qu’on espère, et cette netteté ne peut pas résider que dans la clarté dans la liaison des faits (non dans leur enchaînement, on s’accorde jeu sur la chronologie), dans la précision de la documentation et de ce qu’on appelle les soutènements littéraires (ici, le Dracula de Stocker, mais pas que), il faut aussi "écrire jusqu’au bout", ne pas seulement approcher

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