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rolling world diary #4

d’un monde qu’on dit en transition dont on se demande s’il ne court pas à sa perte, droit dans le mur, et l’antienne — qui se voulait argument — du demi siècle de paix en Europe prêt à voler en éclats, rêves d’avenir d’un monde vieillissant — s’imaginer grabataire et reclus, en compagnie (...)

c’est une horrible histoire

C’est une horrible histoire pour cause d’impayés pour un dossier manquant un simple dossier qui a coà »té la vie une bougie mal éteinte c’est terrible connu des services sociaux à l’origine du drame selon les premiers éléments de l’enquàªte ce monsieur était si gentil ne payait plus ses loyers ni ses factures (...)

rolling world diary #5

ça continue, faut bien, pourquoi on sait pas trop ou plutôt si, on sait, mais goût d’amer à mettre dessus les mots, ça continue, le ventre de la terre qui grouille, les pauvres qu’elle avale la Terre, qu’elle broie, qu’elle digère, ça continue, ce qu’on savait déjà , et qu’on trouvait insupportable, qu’on (...)

rolling world diary #3

la rumeur du monde te file entre les doigts la recopier n’est qu’un premier pas, tu te crois parfois assis sur la berge du fleuve, Otis Redding l’a chanté, à regarder passer les flux, — mais si on pouvait se baigner dans ce fleuve-là —, l’illusion d’être à côté, spectateur, savoir qu’on finit toujours par (...)

rolling world diary #1

parce qu’on voit ça en bas des écrans muets dans les bars mais que ça file, ne veut jamais s’arrêter, on a l’impression que ça tourne en boucle, c’est pourtant impossible que le présent se répète, que demain soit déjà là , on dit en boucle parce que c’est plus simple, et moins désespérant, parfois pour se redonner le (...)

rolling world diary #2

constater que des initiales suffisent pour entrer en fiction du moins mettre le pied dans la porte, il faudrait poursuivre, il faudrait persévérer, ne pas se laisser aller à la fascination du flux, quel miroir tu peux promener dans cette diffraction permanente, et où aller quand trop de chemins se croisent, c’est une saoulerie, et tu comprends (...)