ce coup-ci j’ai pas eu à aller chercher bien loin, il y a une maison abandonéne près de chez moi, dans le lotissement, je l’aperçois là, depuis la fenêtre de mon bureau, il y a tout un tas de végétation qui pousse, du lierre, des herbes folles, les volets sont cassés, on n’y voit jamais personne, la seule chose qui change c’est la végétation que les employés municipaux viennent couper de temps en temps, un temps il y avait un avis de la mairie qui était affiché à propos de l’obligation d’entretenir, puis (...)
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voix
Articles
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le visiteur
27 décembre 2019, par M.B. -
sur le fleuve
27 décembre 2019, par M.B.c’était fini le temps qu’un seul bateau, c’était en file indienne qu’ils circulaient maintenant, la ville avait tellement grandi, on avait ajouté des moteurs aux embarcations mais le plus important était que la tradition se perpétue, qu’on continue encore sur le fleuve, qu’on continue de ramener à la source les corps des morts
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un trou dans la langue
16 décembre 2019, par M.B.à cause d’un trou dans ma langue sans ça, rien pas de mots à pousser bout à bout pas de phrases à emboîter pas d’histoires pas d’images c’est à cause d’un trou dans ma langue un trou où s’engouffre le monde sans trou dans la langue c’est silence sans trou dans la langue c’est que des cris au loin et sans les mots c’est ton front contre la (...)
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peur qui
27 décembre 2019, par M.B.peur qui nuit peur qui rien peur qui fou peur qui froid PEUR PEUR PEUR peur qui chien peur qui saoul peur qui rage peur qui tout peur qui rare peur qui frêle PEUR peur qui tunnel peur qui gouffre peur qui toujours peur qui n’est plus peur qui avant peur qui fêlure peur qui cassé peur qui profond peur qui rails droits peur qui infini peur qui noyade peur qui tout ou rien peur qui chute peur qui mains qui tremblent peur qui crâne qui tombe PEUR PEUR peur qui crâne qui penche peur qui comme l’arbre (...)
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ce que ça change (d’écrire avec la voix)
27 décembre 2019, par M.B.dans ces fictions écrites avec la voix, il y a le jeu de l’intonation, presque un jeu théâtral, il y a les silences aussi, c’est pas facile d’installer un silence dans une page, là je peux jouer avec le temps, ou à moins que ce soit le temps qui joue avec moi, d’une certaine façon, je me dis qu’écrire comme ça, c’est peut-être creuser du côté de Nathalie Sarraute, du côté d’un en deçà du langage, essayer tout au (...)
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notules du film/écrire
14 juin 2020, par M.B.Dans les dernières vidéos mises en ligne, ombres et jouer fort, les sons et les images, dans leur chaos volontaire, me semblent jouer un rôle de tenseurs. Le spectateur, déstabilisé faute de repères stables, soumis à l’imprévisible, se trouve placé dans un état favorisant la réception du texte improvisé oralement. Le texte se trouve ainsi mis en avant par le chaos sonore et visuel.
Improviser un texte à l’oral, seul devant le mirco de l’enregistreur, c’est descendre en soi. Pas un hasard si je ne m’y (...) -
tête monde
5 février 2019, par M.B.des textes brefs mis en voix, aux frontières de la fiction et l’introspection
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monosyllabes lecture #1
25 novembre 2011, par M.B.écrire à partir de monosyllabes, creuser le hasard au gré des accumulations
qu՚as-tu fait de tes jours / il y va de ta vie / ce n՚est pas coeur pur / ne dis pas que c՚est cool / je ne sais pas je ne sais plus / tu me suis / c՚est mort / rien à faire / tais-toi / suis ta pente / c՚est mort et tu ris / bel et bien con / seul / c՚est vie noir et blanc / à§a va à§a vient / c՚est quoi / tu dis que c՚est rien mais si c՚est vrai / ne t՚en fais pas / je m՚en vais / je pars / va je ne te hais point / c՚est le ciel (...) -
l’auto-stoppeur
27 décembre 2019, par M.B.le gars m’a pris au péage de l’autoroute, il avait envie de parler, des banalités d’abord, la route, la bagnole, et puis le paysage de Beauce qu’on traversait, la circulation en région parisienne, ce qu’il avait envie de me dire, c’était autre chose, c’était qu’il allait voir sa mère à l’hôpital, qu’il savait que, ben voilà comme il disait, il savait quoi, quand il m’a laissé à la porte d’Orléans, je lui ai dit bonne chance, et aussitôt je m’en suis (...)
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d’un projet fiction voix
27 décembre 2019, par M.B.ce que je veux faire ici c’est improviser des fictions, des fictions d’une coulée, à la manière dont Simenon se jette dans la fiction, dans l’à venir de la fiction comme dirait Gracq, d’une coulée, avec des gars et des filles, les uns sur la route, d’autres immobiles, dans des bars ou des restaurants, des arrêts de bus, des salles d’attente, en mouvement dans des voitures, des conducteurs, des auto-stoppeurs, des chauffeurs routiers, dans leur véhicule ou dans une station-service, une aire d’autoroute, (...)
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