il y a des jours où pas les mots, à quoi à§a tient, ou bien là où à§a rompt, ou ronge ou cogne, c’est de la nuit, c’est au ràªve, un pli du ràªve, un je ne sais quoi, c’est tà´t l՚œil qui veut rien, ni mot ni ciel, tu sens que tout en trop et rien qui vaille, c’est tout en vrac et vie qui grince, quand eux les mots leur don du monde, pas pour toi, pas là : c’est jour sans et puis bast !
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silence
Articles
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des jours où pas les mots
27 janvier 2012, par M.B. -
tentation
19 mai 2013, par M.B.C’est souvent que à§a revient, la tentation de laisser tomber, de plus s’échiner avec l’excavatrice, s’encombrer avec tout ce que à§a remue. Mais l’effet que à§a fait chaque fois. Tu comprends pas bien au début. Tu te sens màªme un peu plus léger. Et puis c’est à§a qui fait peur, de plus s’arrimer à rien. La trouille de partir en vrille comme les ballons gamin, quand ils se dégonflaient et se barraient en sifflant. Des fois, t’arrives à la voir ta carcasse, pas longtemps. Tu sais pas trop si c’est souvenir d’un (...)
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vases communicants | stéphane bataillon
13 janvier 2013, par M.B.Silence
Pourquoi le silence
doit-il àªtre blanc ?
Elle dit :
Mais en musique, c’est noir.
Une femme, la cinquantaine
crie dans le métro :
Je suis radioactive.
Les gens passent.
Ce n’est pas de l’espace
et ce n’est pas du temps
Il n’y a pas à confondre
Mais pourquoi le silence
devrait-il àªtre blanc ?
Il n’est qu’en face à face
il n’est màªme pas venu
Mais on peut essayer
Placer tous les espaces
qu’il subsiste quelque chose
Qui soit
capable.
Stéphane (...) -
s’avanà§ant vers ta mère
10 décembre 2011, par M.B.s՚avanà§ant vers ta mère... elle debout près de la table... baiser déposé venait vers vous... sa démarche mal assurée... dos voà »té... gestes lents... grand corps raide qui se penchait vers vous... un à un vous embrassait... tassé de fatigue... pas le boulot leur faisait pas peur à ses gars !... ni les coups de rouge !... et puis la route... toujours lui au volant du J7... surtout qu’appartenait à la boîte... mine de rien presque deux heures pour y aller jusqu՚à Saint-Brévin... jusqu՚à la propriété de (...)
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et pourtant t’extraire du silence
6 avril 2012, par M.B.et pourtant t՚extraire du silence... et dresser rempart à la cacophonie des morts... trop de voix qu՚il te faut porter... leur présence dans tes ràªves... rarement leurs visages... mais ces phrases échangées... là que peu à peu se comblait le vide... et se creusait l՚absence... à coups de non-dits qui prenaient corps dans la nuit... ton père souvent... il suffisait d՚un mot plus dur pour qu՚il disparaisse... que tu te réveilles... finisses par prendre un bouquin... t՚y oublier... t՚y engloutir jusqu՚à ne (...)
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tu ne cherchais pas tes mots
12 mai 2012, par M.B.non, tu ne cherchais pas tes mots, c՚était au silence qu՚allait toute ton attention, dans l՚entre-espace des mots convenus, des paroles qui s՚entassent, tassent, nivèlent et reviennent encore, et ce jusqu՚à complète disparition de ton propre visage, c՚était au silence, et tout ce qu՚il contenait de mots tus et de cris
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si peu de lettres
14 mars 2012, par M.B.si peu de lettres... inutiles quand on peut se voir... dans l՚éloignement que se niche l՚écriture... une vie de peu de rayon... si ce n՚est le service de ton père en Allemagne... jamais su ce qu՚étaient devenues ses lettres... auraient pu t՚aider à comprendre... combler un peu du silence... bien capable de les avoir détruites après la mort de ses parents... jamais entendu parler de Pascal... mais guère le moi en estime !... formaté par les curés... fruit lointain de la contre-réforme... de la (...)
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dire quoi
7 septembre 2011, par M.B.dire quoi, quand sà »r de rien ; quand il suffit d’ouvrir un tiroir, en tirer quelques enveloppes et voir le monde se dérober sous vos yeux, tout rongé de sa découverte, bouffé du dedans par une dizaine de mots pas plus ; peut-àªtre màªme moins suffisent parfois ; alors, les élucubrations, les numéros d’équilibriste avec les mots ou les idées
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à quoi à§a tient d’àªtre soi
21 mars 2012, par M.B.à quoi à§a tient d՚àªtre soi... problème d՚irrigation avait dit le toubib... tout un tas de petits vaisseaux qui là¢chaient les uns après les autres... pour à§a qu՚elle déraillait... plus assez alimenté le cerveau... ce que tes parents avaient compris... te filait un peu la trouille de la voir comme à§a... causant avec les morts... tout en se préparant à la sienne... impressionnable disait ta mère... le màªme mot qui t՚avait tenu loin des morts... jamais de place pour l՚émotion... contenir retenir... jusqu՚à (...)
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can’t begin to say
19 décembre 2011, par M.B.He tries to speak
And can’t begin to say
Neil Young, Out on the weekend