Lorsqu’il se tut, le matin était proche, et nous nous séparà¢mes pour aller nous coucher. (Ce journal ressemble terriblement aux Contes des Mille et Une nuits, car tout cesse au premier chant du coq, et sans doute fait-il songer aussi à l’apparition, devant Hamlet, du fantà´me de son père.)
Bram Stoker, Dracula
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écrire
Articles
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lorsqu’il se tut
8 février 2013, par M.B. -
redémarre
4 août 2011, par M.B.Au départ, l՚envie de reprendre la structure du site. De rendre l՚ensemble plus cohérent. De présenter plus clairement le travail d՚écriture qui s՚y déroule. Aucune intention d՚effacer ce qui s՚écrivait ici depuis deux ans. Appelons à§a fausse manœuvre. Disons que peu méthodique avec outils et techniques quels qu՚ils soient. Disons qu՚acharné mais bien peu calme. Disons que c՚est fait et puis basta ! Et pas tout perdu, puisque pour l՚essentiel ce qui s՚écrivait là existe sous forme de fichiers textes sur la (...)
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variations tempo
17 septembre 2012, par M.B.I received one compliment one time from a critic who said taht he could kisten all night to the blues and never get bored because of the way I manipulate them. I play one slow, fast and then medium. But all of them have something that I’m trying to say to the people. B.B. King, Blues guitar, a method by B.B. King
Se souvenir d’un autre racontant qu’en début de carrière — mais qui ? — faute d’avoir un répertoire suffisant, jouer chaque morceau connu sur des tempi différents. Appliquer la méthode à (...) -
c’est rien
30 août 2013, par M.B.C’est rien, et tu le sais. Pas rien qui vaille, non. Mais guère plus que les jours. C’est rien, je te dis, rien. Comme l’auberge espagnole. Que chacun ensuite y amène ce qu’il veut. Ce qu’il peut. Pas plus. Une impulsion que tu donnes. Du dedans. Toujours là que démarre le déroulé des mots. Ce qu’ils deviennent. Comment ils meurent. Ou pas. Comment se fait mà¢cher la langue. découdre l’histoire. Qu’importe. Tu les laisses là . C’est tout. Pas derrière toi. Juste autour. Délivré de rien. Presque certain de (...)
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des corrections
7 novembre 2011, par M.B.Tenter d’àªtre précis sans réduire le discours. Ne pas se disperser ni se trahir bien sà »r, se faire comprendre mieux sans en passer par l’anecdote, cet ici et maintenant qui par moments se révèle simpliste, offre une image tronquée (comme on cite une marque pour ne pas décrire un objet) histoire d’en rester là , d’éviter le vertige (C’est qu’il y a du vide ? On entend la question d’ici). Le raccourci l’ellipse oui. Mais il faut également réussir à creuser ce qui au premier jet n’était que suggestion sans (...)
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corrections
17 novembre 2012, par M.B.Démarré sous forme d’une prose continue, au fur et à mesure des corrections aboutir à une version très éclatée, semble nécessaire pour question de rythme et pour enchaînement d’images brèves tenant du flash et de l’esquisse. Retravaillé la fin, dernier mot laissé à Hendrix, I just can’t say...
Trouvé l’épigraphe : Il pensait Je suis libre maintenant. Je peux aller là où je veux. Donc il irait du cà´té de l՚ouest, puisque c՚est la direction que prennent toujours les gens : l՚ouest. Toutes les fois qu՚ils partent (...) -
lu Autobiographie des objets
12 octobre 2012, par M.B.Autobiographie des objets, écriture fragments organisée à première vue autour d’une liste d’objets, l’avoir reà§ue ainsi lors de la lecture initiale sur le site de Franà§ois Bon, à la seconde lecture seulement percevoir qu’au delà des objets, l’autobiographie d’un écrivain, plus précisément d’un cheminement vers l’écriture : Un peu plus tard je change de vie, et j’avais décidé dès le départ que ce serait le terme de ce livre, puisque moi je commenà§ais alors à écrire. (p.236) Accumulation de textes brefs qui (...)
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s’être levé tôt avec l’intention d’écrire
16 septembre 2016, par M.B.s’être levé tôt avec l’intention d’écrire, avoir devant soi la matinée, s’installer au bureau, ouvrir les fichiers de chantiers en cours, relire, corriger quelques détails, ressentir une insatisfaction sans démêler si elle tient à ce qu’on a lu, à la perception qu’on en a eue, au jugement porté, ou à la fatigue générée par la reprise du travail au lycée, le creusement laissé par l’énergie déployée, sans compter la rage devant ce temps gâché, cette matinée qu’on devine inaccomplie, incomplète, qu’on tente de (...)
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auquel je ne peux répondre qu’en écrivant
19 décembre 2015, par M.B.En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pà´les qui définissent les quatre horizons de mon travail — le monde qui m’entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction —, mon ambition d’écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d’écrire tout ce qui est possible à un homme d’aujourd’hui d’écrire : des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets (...)
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notre effort contre le monde
3 juin 2016, par M.B.je vois naître une littérature de circonstances, et de circonstances non choisies, de rencontres, une sorte de perpétuel journal de nos relations avec le monde, empruntant toutes les formes qu’on voudra, roman, essai, commentaires ou poèmes, la fiction n’étant plus qu’un alibi, ou peut-àªtre une dernière pudeur...