bienvenue dans l’atelier
Sortir et danser. Jamais trop su. Mais qu’importe la maladresse. Danser. Ce ne serait pas l’oubli. Mais retrouver le mouvement. L’immobilité me pèse. Accablement.
précédent | suivant
Tellement de nuits passées à fouiller la marmite de mon ventre.
précédent | suivant
Dehors me manque. Y marcher. Imaginer l’au-delà de ces cloisons capitonnées est sans doute plus facile que comprendre ce qui se joue ici. Et alors ?
précédent | suivant
Les lézardes sur le béton ne me concernent pas. Pas bien grandes. De micro-fissures. Rien ne me concerne. Une libération. De toute façon, ce ne sont pas les parois qui m’empêchent de sortir. Je le sais.
précédent | suivant
La musique me manque. Un instant pensé : j’aurais espéré que ma mémoire en garde vive. Mais non, jamais rien espéré, jamais cru. Jamais su. D’ailleurs, aurait servi à quoi ? Balivernes. Bavardages pour bien portant qui parlent pour avoir le temps d’un autre verre. Pour retrouver leur lit un peu plus tard. Au moins, ici, plus un rêve pour me torturer.[...]
Envies de livres revenues. Ces listes : lesquels vous emmèneriez sur une île déserte ? Pour ici, personne ne pose la question. Et pourtant.
précédent | suivant
Dresser la liste de ce que je perçois d’ici : pas sur le gravier, roues, moteurs au ralenti, conversations — peu, souvent comme étouffées, l’effet du béton —, miaulements, sirènes — sur le boulevard, si je n’ai pas perdu mon sens de l’orientation. Et ces bruissements. La nuit. Je me tiens à l’écoute.
précédent | suivant
Ramassé un galet dans une des allées. Comme deux yeux et une bouche tracés au hasard des frottements, de l’usure du temps. J’y tiens.
précédent | suivant
Un si long temps passé à infuser. Et pourtant je sortirai d’ici pétri de silence.
précédent | suivant