journée grise - il faudrait peut-àªtre faire comme le chat, dormir dos à la fenàªtre - vent et pluie - arrose les plants de brocolis et salades repiqués hier - repousser séjour en bord de Vivonne - sentiment d’àªtre englué dans le présent - représentatif hier soir le bureau de vote, fait un tour avec les gosses au dépouillement - valeur travail et maintenant valeur patrie - on va où comme à§a - englué dans le présent, passé poisseux qui remonte - cynisme jusque dans l’emploi de populaire - certes n’avoir (...)
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journée grise
23 avril 2012, par M.B. -
couper le contact
23 avril 2012, par M.B.couper le contact... marcher te ferait du bien.. traverser la route... un panneau dit avenue... un peu plus haut... une borne disait RN 165... devenue quoi ?... màªme le panneau de sortie de ville... repoussé... reculé... que ton regard s՚habitue... tous ces lampadaires... ces enseignes... rouler enveloppé de nuit... ne tombait plus jamais ici... soirs d՚hiver toutes ces couleurs le défilé des phares... pas un chat... une voiture restée sur le parking... traverser... sacs mac do... canettes de (...)
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fortes rafales
22 avril 2012, par M.B.fortes rafales - terminé le bouquin de KMS au réveil - revenue avec l’à¢ge l’habitude de commencer la journée par la lecture - un temps cru que c’était faà§on de ne pas les démarrer, se tenir à l’écart - temps de s’accorder plutà´t, mots des autres pour ne pas jouer faux (?) - réflexions sur le Blue Valentine de Tom Waits - album qu’on a en commun et puis la figure de Neil Young - Tom Waits, faà§on de raconter des histoires - et parcourir les marges - flirt avec l’abîme (s’àªtre souvenu du close to the edge (...)
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double pont
21 avril 2012, par M.B.Au début, il avait été difficile de l’admettre. On avait beau voir le double pont, se dire que ceux d’en dessous avaient le choix pour le passage d’une rive à l’autre, tandis que soi, astreint à ne connaître qu’une voie...
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les nuées viennent du nord
21 avril 2012, par M.B.les nuées viennent du nord - un gars à la radio parle de Jérà´me Lindon et qu’ils se déconnectent d’Internet quand il écrit, évoque l’immédiateté et que sans garde fous, il n’ose pas dire garde fou, étrangement dit garde corps, qu’écrire en délai bref c’est comme écrire pour un journal - grogner dans la demi sieste que Balzac et d’autres ! - il ajoute que l’écriture est urgence - les nuées sont au nord et il gràªle, penser au plant de tomates, couvrir le chà¢ssis - les nuées sont brèves, aimer le mot embellie et (...)
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injonctions (10)
20 avril 2012, par M.B.écouter le chant des fissurest՚autoriser les ràªves mappemonde
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des sortes de corps extérieurs
17 avril 2012, par M.B.Pourquoi les lieux sans qualité viennent-ils toujours à bout des réticences de ceux qui les occupent ? Pourquoi les résidents refusent-ils souvent de reconnaître leur laideur quand les passants occasionnels n’ont aucune peine à l’admettre ? C’est qu’à la longue, les lieux de résidence (contraints ou choisis) et leur environnement finissent toujours par impressionner la conscience de l’habitant, par devenir comme un autre soi-màªme, des sortes de corps extérieurs dans lesquels on s’est réalisé (ou (...)
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timbre poste
14 avril 2012, par M.B.Agrandir le plan
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t’arràªter
14 avril 2012, par M.B.t՚arràªter... zébras... parking Buffalo Grill... tu traverseras ensuite... pourrais te garer là mais... bisons plastique... Louisiane pacotille... tout pour le bureau... Jouetland... Intersport... langue des enseignes... bleu et rouge... ce qu՚ils apercevaient de leurs fenàªtres... tu avais grandi là ... en restait quoi... un peu de la clà´ture pvc encore debout... au coin... le reste... toute cette terre remuée... déjà commencé à creuser... pas besoin de bien profond... rien qu՚y s՚ancre... rien qui (...)
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coltineur
12 avril 2012, par M.B.coltineur, tu disais à§a en souriant, toujours, parce que s՚apitoyer sur soi, pas à§a qui change grand chose, mais coltineur en attendant, du matin au soir et jusque la nuit des fois, quand te souvenir de tes ràªves, ce qu՚ils charriaient ceux-là qu՚il faut porter ensuite, porter au long du jour